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République tchèque : le président Milos Zeman s'oppose à "tout accueil de migrants"
©Reuters

Flux migratoire

République tchèque : le président Milos Zeman s'oppose à "tout accueil de migrants"

"Notre pays ne peut pas se permettre de risquer des attaques terroristes comme celles qui ont été perpétrées en France et en Allemagne", estime la présidence tchèque.

Par la voix de son porte-parole, le président tchèque Milos Zeman a exprimé ce mardi son opposition au projet du gouvernement qui vise à accueillir 2700 réfugiés en provenance des pays méditerranéens d'ici à 2017, dans le cadre d'un programme de relocalisation. Il invoque notamment un risque d'attaques terroristes. 

"Le président s'oppose à tout accueil des migrants sur le territoire tchèque. Notre pays ne peut pas se permettre de risquer des attaques terroristes comme celles qui ont été perpétrées en France et en Allemagne (…) Autrement dit, par l'accueil des migrants, nous créerions un bouillon de culture (propice) à des attaques terroristes sur le territoire de la République tchèque", a déclaré Jiri Ovcacek lors d'une conférence de presse diffusée par la chaîne de télévision publique CT 24.

L'arrivée massive de réfugiés en Europe est "absolument incontrôlable et non-contrôlé", a-t-il ajouté, en réponse à la question d'une journaliste qui souhaitait savoir si le président était disposé à accueillir les réfugiés fuyant les pays en guerre, et déjà présents sur le sol européen. 

"Il faut l'avouer et on le voit aussi en Allemagne, que nous ne sommes pas capables de faire la distinction entre les migrants économiques et les réfugiés (fuyant une situation) de guerre", a estimé Jiri Ovcacek.

Selon le gouvernement tripartite de centre gauche du Premier ministre social-démocrate Bohuslav Sobotka, la République tchèque en censée accueillir au total 2691 réfugiés avant l'année prochaine. 

Au début du mois de juillet, le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait annoncé la tenue d'un référendum le 2 octobre prochain sur la question des quotas de réfugiés imposés par l'Europe. "C'est tout à fait normal que dans une Union européenne, à 27 ou à 28, il y ait des positions divergentes sur ce point. Nous en faisons une question de souveraineté", avait déclaré Georges Karolyi, ambassadeur de Hongrie en France, cité par France TV Info. 

>>>> À lire aussi : Migrants : cette terrible erreur de diagnostic sans laquelle l’Europe aurait pu éviter la tragique crise des migrants

Lu sur Le Point

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