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Jean-Luc Mélenchon se réjouit d'une "première victoire" mais persiste à demander le retrait total du texte.
Jean-Luc Mélenchon se réjouit d'une "première victoire" mais persiste à demander le retrait total du texte.
©Reuters

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Report de la loi Travail : les réactions politiques et syndicales

Selon la ministre du Travail, ce report constitue "une marge supplémentaire pour approfondir le dialogue avec les partenaires sociaux et enrichir la loi travail".

Sous pression, le gouvernement a décidé reporter la présentation en Conseil des ministres du projet de réforme du Code du travail. Manuel Valls l'a annoncé lors de sa visite au Salon de l'agriculture ce lundi matin, évoquant des "corrections" à venir. Ce report n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions. Myriam El Khomri, la ministre du Travail, qui porte ce projet de loi, a déclaré sur Twitter que cela représentait "une marge supplémentaire pour approfondir le dialogue avec les partenaires sociaux et enrichir la loi travail". 

Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture du gouvernement Hollande, y voit "une première victoire". "Désormais c'est son orientation qui doit changer et la méthode pour l'élaborer", a-t-elle estimé. Le frondeur Christian Paul demande quant à lui une "réécriture complète". Jean-Luc Mélenchon se réjouit d'une "première victoire" mais persiste à demander le retrait total du texte, de même que le Parti communiste. A droite, Christian Estrosi, président de la région PACA, a évoqué "un recul grave et un manque de courage de François Hollande".

Chez les syndicats, on se félicite de ce report, mais sans pour autant aller plus loin. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a déclaré : "Nous avons obtenu le report du projet de loi Travail, nous allons maintenant nous battre dans la concertation pour obtenir un rééquilibrage du texte. Il faut retirer le plafonnement des indemnités prud'homales, le pouvoir unilatéral de l'employeur et revoir le cadre des licenciements économiques."

Pour Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, "reporter n'est pas suspendre, reporter c'est fixer une autre date, suspendre c'est annuler le calendrier prévu (...) Si le gouvernement reporte de trois semaines ou un mois, cela ne change rien et il faut accroitre la pression". 

>>>> à lire aussi : Réforme du Code du travail : les dangers du projet de loi El Khomri

Lu sur Le Figaro

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