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Réforme de la SNCF : "On ne peut plus attendre" insiste Bruno Le Maire
©FRED DUFOUR / AFP

Les réactions de la matinée

Réforme de la SNCF : "On ne peut plus attendre" insiste Bruno Le Maire

Face à un gouvernement ferme, les syndicats et la gauche protestent. De son côté, Eric Woerth dénonce une réforme "a minima".

Bruno Le Maire (France 2) : "Aujourd’hui la SNCF perd 3 milliards par an : On ne peut pas continuer comme ça !" souligne le ministre de l'Economie. "Cela fait 30 ans que l'on voit ce service public ferroviaire se dégrader ... et 30 ans que l'on recule face à la transformation de la SNCF. On ne peut plus attendre ! (…) Il n'y a aucun bras de fer sur la SNCF : nous voulons aller vite pour transformer la SNCF, la rendre plus efficace et améliorer le service rendu aux usagers !"

Eric Woerth (Europe 1) : "C'est une réforme a minima", juge l'ancien ministre. "On ne veut pas parler de la retraite, on est flou sur les lignes dans la ruralité (…) L'emploi à vie n'est plus d'actualité, c'est vrai aussi pour la fonction publique. Le droit du travail doit être adapté à tout le monde."

Philippe Martinez (RMC) : "C'est une vieille méthode de Monsieur Macron : considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n'a rien du tout" explique le patron de la CGT. "Je défie le Premier ministre de me faire la démonstration que c'est à cause du statut des cheminots qu'il y a des problèmes à la SNCF ! (…) Des salariés qui touchent moins de 2000 € par mois, travaillent souvent le week-end, la nuit, est-ce que ce sont des privilégiés ?"

Marine Le Pen (France Inter) : "Il faut d'abord virer Pepy", explique la présidente du Front national. "Cela fait 14 ans qu'il est à la tête de la SNCF, le moins que l'on puisse dire c'est que les résultats de ce monsieur sont absolument épouvantables."

François Grasa (Sud radio) : "Ce qui est inacceptable, c'est qu'on fait peser la dette de la SNCF sur les cheminots et les usagers", explique le secrétaire général de la fédération FO des cheminots. "Cette dette est une dette d'État. À un moment donné, l'État a choisi, dans le cadre de l'aménagement du territoire, d'ouvrir des lignes nouvelles. Ce sont les décisions de l'État français, il faut assumer et il faut que l'État reprenne cette dette, sans aucune contrepartie."

Olivier Faure (Sud radio) : "Dans tous les débats, c’est le même procédé qui revient. On désigne à la vindicte les uns ou les autres, on demande au cheminot de se comparer à l’agriculteur" explique le patron des députés socialistes. "J’aimerais bien qu’on ne compare pas les salariés modestes entre eux, mais qu’on compare ce qui peut l’être et qu’Édouard Philippe et Emmanuel Macron nous expliquent comment ils ont pu lâcher à l’automne dernier de 25 à 30 milliards d’euros sur cinq euros aux plus grandes fortunes de ce pays et dire aujourd’hui que les privilégiés, ce sont les cheminots, les enseignants, les personnels des Ehpad… C’est un vrai scandale !",

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