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Jean-Marc Ayrault affirme que le déficit public à 3% ne sera pas respecté
Jean-Marc Ayrault affirme que le déficit public à 3% ne sera pas respecté
©Reuters

Rendez-vous en 2017

Réduction du déficit à 3% : Ayrault juge impossible d'y arriver cette année

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a reconnu ce mercredi pour la première fois que l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du PIB d'ici la fin de l'année ne serait pas atteint.

C'est un aveu lourd de sens. Depuis mardi les questions se multipliaient. Un rapport de la Cour des comptes indiquait en effet que l’exécutif n'allait pas dans la bonne direction pour réduire le déficit public. Toute la journée de mercredi, les membres du gouvernement se sont succédé devant la presse pour affirmer ou infirmer cette prise de position. Fabius semblant accepter que le France n'atteigne pas son objectif de déficit public de 3% du PIB. Moscovici et Cahuzac de leur côté se montraient plus optimistes. En soirée, le Premier ministre a tranché. En effet Jean-Marc Ayrault en direct sur France 3 a reconnu pour la première fois que cet objectif ne serait pas respecté.

"Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013, pour une raison simple, c'est que la croissance en France, en Europe et dans le monde est plus faible que prévu", a-t-il annoncé durant le journal de 19/20. Mais, a-t-il ajouté, "l'objectif, et il sera atteint, c'est le déficit zéro à la fin du quinquennat, ce qui compte c'est la trajectoire".  Au cours de ce même entretien, le Premier ministre a manifesté sa "très forte émotion" après l'immolation d'un chômeur de 43 ans, aujourd'hui à Nantes. "On ne peut ressentir qu'une très forte émotion", a déclaré Jean-Marc Ayrault, évoquant une "situation de précarité et aussi sans doute un drame humain" pour expliquer ce drame. "On ne peut être que choqués", a ajouté l'ancien maire de la ville, en relevant que le personnel de Pôle Emploi, "très choqué", avait "fait son travail".

Bataille pour l'emploi

Plus tôt dans la journée, Jean-Marc Ayrault a défendu la politique d'emploi du gouvernement, "bataille de la France", lors des questions au gouvernement aujourd'hui à l'Assemblée nationale. "L'emploi, c'est la première priorité du gouvernement, mais c'est aussi la première inquiétude des Français. Et je le dis ici, face au découragement, face à la désespérance, le gouvernement ne laissera tomber personne", a lancé le Prmeier ministre, énumérant les différentes mesures prises et votées par la majorité, du pacte pour la croissance et la compétitivité aux emplois d'avenir, en passant par la Banque publique d'investissement (BPI). "La bataille pour le redressement productif, la bataille pour sauver les emplois, la bataille pour créer les emplois, c'est votre bataille, c'est notre bataille, c'est la bataille de la France", a-t-il ajouté, répondant à une question de Bruno Le Roux, chef de file des députés PS.

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