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Quatre femmes "djihadistes" détenues par les Kurdes intentent un procès à la France
©LUDOVIC MARIN / AFP

Droits de l'Homme

Quatre femmes "djihadistes" détenues par les Kurdes intentent un procès à la France

Leurs avocats ont fait savoir qu'ils estiment que leurs clientes subissent une "détention arbitraire" en Syrie. Nicole Belloubet a évoqué un rapatriement.

C'est une épine dans le pied de la Justice française. Quatre avocats ont porté plainte contre le refus de rapatrier leurs quatre clientes, des djihadistes parties en Syrie pour rejoindre l'État islamique, et depuis la défaite emprisonnées par les forces kurdes. En agissant de la sorte, la France les laisserait en "détention arbitraire" et ne leur assurerait pas un "procès équitable" assure-t-on du côté des plaignants. De plus se posent la question des enfants qu'elles ont eu sur place et qui sont avec elles dans les prisons. 

Leur but est d'obtenir un procès en France et pas en Syrie où elles risquent de lourdes peines et où les conditions de vie en prison seraient plus dures que sur le sol national. Les avocats avancent aussi l'impossibilité légale de les laisser être condamnées par une justice d'un pays non-officiel. 

La France, par l'intermédiaire de Benjamin Griveaux, avait jusque-là avancé que si les tribunaux était respectueux des droits fondamentaux, les djihadistes seraient jugées sur place. Mais la situation semble complexe, puisque la garde des Sceaux Nicole Belloubet est quelque peu revenue sur cette position, en affirmant qu'un rapatriement était désormais envisageable. Mais sous certaines conditions.

"Nous sommes en capacité de juger en France toute personne qui rentrerait des terrains de combat. Si les règles du procès équitable ne sont pas respectées sur place, nous avons des conventions internationales sur lesquelles nous sommes très sourcilleux et donc nous les prendrons en charge en France." a-t-elle ainsi déclaré à France Inter. Elle avait pourtant déclaré précédemment que la France "n'irait pas" chercher "ses" djihadistes.

Lu sur Le Figaro

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