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Quand l'Elysée estime que la "pensée complexe" de Macron se prête mal au jeu des questions-réponses avec les journalistes
©AFP

Au-dessus du lot

Quand l'Elysée estime que la "pensée complexe" de Macron se prête mal au jeu des questions-réponses avec les journalistes

Un article du Monde revient sur les préparatifs entourant le discours que donnera le chef de l'Etat le 3 juillet prochain devant le Congrès.

Comment communiquer lorsque l'on est président de la République ? La question est épineuse et taraude l'entourage d'Emmanuel Macron. Se voulant être un chef de l'Etat "jupitérien", le locataire de l'Elysée minimise pour le moment ses prises de parole. Dans les faits, il ne s’est d'ailleurs pas exprimé depuis son élection, à l’exception d’une longue interview sur l’Europe accordée à plusieurs quotidiens européens, dont Le Figaro.

Emmanuel Macron va toutefois mettre fin à cette disette et s’exprimera devant le Parlement réuni en Congrès, lundi 3 juillet, où il fixera une feuille de route pour les cinq ans à venir. "Le président ne peut pas rester sur son Aventin", juge l’Elysée. "Il ne peut pas s’occuper exclusivement de l’international et du régalien. Il souhaitait s’adresser aux Français avant la trêve estivale".

Mais le président compte bien continuer de maîtriser sa parole au maximum et ne prendre aucun risques. C'est ce que révèle un article du Monde, qui a interrogé l'entourage du chef de l'Etat. Le quotidien révèle qu'Emmanuel Macron "souhaite choisir son mode de communication : à une tribune et en majesté", ce qui lui permettrait de tenir les médias à distance et d'éviter la contradiction". "Nous nous sommes interrogés sur la forme que pourrait prendre l’intervention, mais son penchant était d’aller vers la forme la plus solennelle", explique une source.

Pour Le Monde, cette façon de procéder est surtout un moyen d’échapper à des questions, notamment sur les affaires qui ont entaché son début de quinquennat. Ce que dément l'Elysée. "Il n’y a pas de refus d’obstacle avec la presse". Et l'entourage du chef de l'Etat sort un argument massue : la "pensée complexe" du président se prêterait mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes.

Lu sur Le Monde

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