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Entre le Parti socialiste et le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon rien ne va plus
Entre le Parti socialiste et le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon rien ne va plus
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La gauche se tire la bourre

PS vs Front de gauche : rien ne va plus

Après les attaques en règle du PCF, les socialistes répondent désormais du tac au tac aux propos très critiques de Jean-Luc Mélenchon sur François Hollande.

La guerre est déclarée. Le Parti socialiste ne supporte plus les attaques en bonne et due forme venues de son aile gauche. La majorité s'était déjà émue des vœux au vitriol du Parti communiste. Les récents propos de Jean-Luc Mélenchon sur François Hollande n'ont fait que rajouter de l'huile sur le feu. En effet, désormais, les socialistes ont décidé de passer à l'attaque et répondent du tac au tac à toute critique. Ainsi, le PS lance à son tour une offensive vis-à-vis du Front de gauche en misant sur sa division.

L'année 2012 s'était terminée par un accrochage entre le PS et le PCF après la diffusion par les communistes d'une vidéo de vœux très incisive à l'égard de François Hollande. L'année 2013 commence par une attaque ciblée du PS envers le coprésident du Parti de gauche, la principale composante du Front de gauche avec le PCF. Dans une interview, Jean-Luc Mélenchon déclarait cette semaine que la chancelière Angela "Merkel tient le guidon" et "Hollande pédale". La réponse ne s'est pas fait attendre. Le sénateur Luc Carvounas, secrétaire national du PS aux relations extérieures, l'accuse aussitôt d'aller vers "des sommets de la démagogie et du populisme". Il va même plus loin en demandant au PCF de se désolidariser de ce trublion politique.

"Un relent d'anticommunisme"

La réponse de Jean-Luc Mélenchon est des plus virulentes. "Vocabulaire de petit nervi qui vient comme ça aboyer, ce n'est pas acceptable", a-t-il aboyé. Et ce n'est pas le seul. Luc Carvounas a un "rôle de dézingueur en chef !", surenchérit Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche, pour qui "cela a un relent d'anticommunisme". Il ne pourrait s'agir que d'une passe d'armes supplémentaire au vocabulaire fleuri entre Jean-Luc Mélenchon et ses anciens camarades socialistes, mais ces derniers demandent désormais au PCF de se désolidariser du leader du Front de gauche, avec en toile de fond la question des alliances pour les municipales de 2014.

"A l'intérieur du Front de gauche, je ne sais pas qui tient le guidon et qui pédale, entre M. Laurent et M. Mélenchon", ironise le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies. Jean-Christophe Cambadelis a quant à lui adressé une lettre ouverte au coprésident du Parti de gauche lui reprochant que "rien ne trouve grâce" à ses yeux dans l'action du gouvernement. "Tu te plains, après des charges répétées, d'être maltraité par les socialistes", écrit M. Cambadélis, "mais tu dédaignes toutes les mains tendues. Jusqu'à lancer une campagne contre l'austérité, qui désigne de fait le PS comme responsable". Le député de Paris, qui a milité comme lui à l'extrême gauche dans les années 70, fustige le "splendide isolement" de son ancien camarade Mélenchon. Un argument déjà utilisé par le ministre du Budget Jérôme Cahuzac qui, lors d'un récent débat télévisé, lui lançait : "Vous êtes seul". Une tentative d'éloigner l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle du Parti communiste ? S'il le voulait le PS ne s'y prendrait pas autrement.

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