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Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu ses requisitions à l'encontre de Sylvie Andrieux
Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu ses requisitions à l'encontre de Sylvie Andrieux
©REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Justice

Procès Andrieux : deux ans de prison avec sursis requis contre l'élue socialiste de Marseille

Le tribunal correctionnel de Marseille a requis ce lundi deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité contre la députée socialiste Sylvie Andrieux, jugée pour détournement de fonds publics.

L'avenir s'assombrit pour Sylvie Andrieux. Jugée pour détournement de fonds publiques, l'élue est dans de sales draps. La députée socialiste de Marseille vient de voir le tribunal correctionnel de la cité phocéenne rendre son verdict à son encontre : le procureur a requis lundi à son encontre deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. "Mme Andrieux, en tant que dépositaire de l'autorité publique, a endossé le rôle d'ordonnateur des dépenses" du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont elle était vice-présidente au moment des faits, entre 2005 et 2008, dans un but de "clientélisme électoral", a affirmé le procureur, Jean-Luc Blachon, dans son réquisitoire.
 

L'élue comparaît depuis le 4 mars, aux côtés de 21 autres prévenus, pour le détournement de quelque 740 000 euros de subventions publiques au profit d'associations fictives basées dans les quartiers Nord de Marseille dont elle est l'élue, sur fond de visées électoralistes. "Ce n'est pas le procès du clientélisme, je le dis clairement", a affirmé le magistrat, au cours d'un réquisitoire qui a duré près de deux heures lundi après-midi. "Non, le clientélisme électoral se pratique depuis longtemps", a-t-il affirmé, citant l'époque romaine et Cicéron. Pour le procureur, "le clientélisme vient se loger dans l'infraction de détournement de fonds publics", en "sa qualité de mobile".

Détaillant un "mécanisme simple mais qui a bien fonctionné" pour récupérer l'argent public - "plus c'est gros, plus ça passe" a-t-il ironisé -, Jean-Luc Blachon a souligné que ce système avait prospéré parce que les territoires ciblés étaient économiquement défavorisés. "On a voulu déposséder le tribunal d'un dossier pour lui proposer un mauvais story-telling à la façon 'procès de voyous'", a-t-il lancé, revenant sur le climat de pressions et de menaces existant au sein des associations, mais aussi parmi les agents des services du conseil régional, qui a transpiré durant les audiences. "Or, le dossier est toujours là, dur, avec la précision du quartz", a-t-il ajouté. Le procès reprendra mardi matin avec les plaidoiries de la défense.

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