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Primaire à droite : Nicolas Sarkozy prépare sa rentrée politique
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Déterminé

Primaire à droite : Nicolas Sarkozy prépare sa rentrée politique

En vacances dans le sud de la France, l'ancien Président prépare sa déclaration de candidature qui ne fait plus aucun doute. Il reçoit des proches ou des futurs soutiens et se prépare à la bataille sans merci qui s’annonce à droite.

L'ancien Président ne se dore pas la pillule en vacances, il est studieux... Mais, il n'a toujours pas déclaré officiellement sa candidature. Pourtant, sa déclaration, imminente, va ouvrir les hostilités au sommet entre l'ex-chef de l'État et l'ancien Premier ministre Alain Juppé. Nicolas Sarkozy, actuellement en vacances au cap Nègre (Var), sera de retour lundi à son bureau au siège des Républicains à Paris. Selon les statuts définis par la Haute Autorité de la primaire, il doit se déclarer au plus tard le jeudi 25 août. Nicolas Sarkozy, qui quittera définitivement la présidence des Républicains dès qu'il se sera déclaré, va rejoindre les douze candidats déjà en piste pour cette pré-présidentielle, programmée les 20 et 27 novembre. Ils seront toutefois beaucoup moins à pouvoir effectivement se présenter le 9 septembre, vu le nombre requis de parrainages pour finaliser leur démarche (250 élus, dont au moins 20 parlementaires, et 2 500 adhérents).

Derniers préparatifs

Selon un sarkozyste, la déclaration pourrait peut-être se dérouler lors d'une "rencontre" publique et dans un format " le plus surprenant possible". Le suspens, même si c'est un faux suspens, "est déjà un succès en soi, puisqu'il suscite un intérêt et une attente", affirme un autre.

Durant l'été, Nicolas Sarkozy a continué de s'entretenir au téléphone avec ses proches et à recevoir certains d'entre eux dans la propriété familiale varoise. L’ancien président a dîné le jeudi 17 août avec Thierry Solère, l’organisateur en chef de la primaire. Ce vendredi 18 août, il déjeunera avec Laurent Wauquiez, celui qui devrait prendre sa succession à la tête des Républicains. Gérald Darmanin est venu aussi déjeuner, laissant entrevoir le prochain ralliement du maire de Tourcoing au camp sarkozyste. Pierre Lellouche, délégué aux Affaires internationales du parti, soutien jusqu'ici de François Fillon, devrait également rejoindre l'ex-chef de l'État. Vendredi, l'équipe administrative des Républicains, emmenée par Frédéric Péchenard (directeur général), est également attendue au cap Nègre. L’ancien président devrait ensuite regagner Paris en fin de semaine.

"Juppé descend et Sarkozy monte"

Les sarkozystes interrogés par l'AFP apparaissent confiants "la dynamique est de notre côté. Juppé descend et Sarkozy monte", commentent-ils les sondages. "On a une équipe soudée, des ralliements et de l'argent grâce aux dons faits à l'association La France pour la vie. Sarkozy est dans l'état d'esprit de 2007, pas celui de 2012, il y croit, il a la baraka", affirme un autre. Tous l'assurent qu'avec les attentats, "l'offre électorale de Sarkozy sur les questions régaliennes de sécurité, d'identité, de lutte contre le terrorisme répond parfaitement à la demande des électeurs de droite. Sur tous ces sujets, Juppé leur paraît plus décalé", affirme l'un d'entre eux.

Ce qui est sûr, c'est que Sarkozy a du cran. "Il sait où il va, il a retrouvé ses intuitions", se réjouit un de ses plus proches collaborateurs. "Longtemps il s’est demandé si le lien avec les Français était encore là et il a constaté que c’était le cas. Il n’y a aucune indifférence à son égard. Aujourd'hui il est concentré, affûté, déterminé».  "Sa volonté est que les élus soient associés, que ce soit une campagne très politique". Une campagne rythmée notamment par de grands exercices imposés comme les débats télé. Nicolas Sarkozy devrait effectuer deux à trois déplacements par semaine. Il se rendra aussi à l’université d’été du MEDEF fin août, où il n’était plus allé depuis 2007. 

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Lu sur France TV info

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