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Y a-t-il un candidat pour réveiller la campagne ?
Y a-t-il un candidat pour réveiller la campagne ?
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Sans intérêt ?

La campagne électorale 2012 s'annonce beaucoup moins palpitante que celle de 2008.

Les Américains s'étaient habitués à une surenchère perpétuelle d'une campagne à une autre : toujours plus chère, toujours plus spectaculaire. Mais il semblerait que l'édition 2012 ne soit pas à la hauteur de celle de 2008.

La presse boude

Comme le souligne Politico, à calendrier égal, la campagne 2012 est à la traîne. Il y a 4 ans, les rédactions américaines avaient déjà assigné au moins un reporter à chaque candidat, ce qui n'est pas encore le cas cette année. D'où ce commentaire nostalgique d'un vieux routier des présidentielles, chef du service politique du Washington Post, Steven Ginsberg :

"Je ne pense que l'on retrouve une campagne digne d'être comparée à celle de 2008. Les choses étaient très ouvertes des deux côtés. Il sera difficile de retrouver de telles personnalités. Côté démocrate, on parlait du premier africain américain et de la première femme, et du côté républicain, les choses étaient vraiment indécises pour une fois. Je ne pense pas que des campagnes comme celles-ci se produisent à nouveau."

Les commentateurs les plus anciens rapprochent la prochaine élection de celle de 1996, durant laquelle un autre président démocrate, Bill Clinton, était lui aussi en quête d'un nouveau mandat. Il avait écrasé sans grand suspense son rival d'alors, Bob Dole.

Obama, gagnant annoncé

Le manque d'intérêt de la presse vient peut-être du regain de popularité de Barack Obama dans les sondages. Mis en difficulté par la lourde défaite des démocrates lors des élections de mi-mandat en novembre 2010, le président semble avoir mis cette mauvaise passe derrière lui.

Une récente étude d'opinion montre que sa popularité est revenue au dessus de la barre des 50 % au mois de mai. La mort d'Oussama Ben Laden y est pour beaucoup, comme l'expliquait Business Insider la semaine dernière.

Le Président devra pourtant prendre garde à la question de l'économie, qui inquiète les Américains. Depuis Franklin Roosevelt, aucun président n'a été réélu avec un taux de chômage au dessus de 8 %, comme le rappelle un éditorialiste de la chaîne conservatrice Fox News

Quid du parti républicain ?

Le parti républicain peine à se trouver un candidat à la mesure de Barack Obama. Mitt Romney, rival malheureux de John McCain en 2008, est en tête des sondages, suivi de près par Sarah Palin et Ron Paul. Une autre égérie néoconservatrice, la représentante du Minnesota Michelle Bachmann, est en embuscade.

Mais les médias semblent préférer se concentrer sur les candidats les plus iconoclastes, plutôt que sur ceux qui ont de réelles chances d'être désignés. Les faits et gestes de Sarah Palin, qui pourrait se déclarer dans les prochains jours, sont scrutés : l'achat de sa nouvelle maison en Arizona, son biopic, sa tournée en bus, rien n'a échappé aux caméras. Même chose pour l'homme d'affaires Donald Trump, qui vient d'annoncer qu'il envisageait à nouveau de se présenter.

Le dîner entre les deux outsiders mardi soir a même été l'un des événements politiques majeurs de la semaine. Pourtant, ils sont tous les deux si clivants, et font tellement peur à l'establishment républicain de Washington, qu'ils n'ont presque aucune chance d'être choisis l'an prochain pour représenter leur parti.

Lu sur Politico

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