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Premier tour des régionales : le FN largement en tête, l'heure est aux tractations
©Reuters

Vague bleue marine

Premier tour des régionales : le FN largement en tête, l'heure est aux tractations

Face à la menace du FN, le PS a décidé de retirer ses listes dans les régions "à fort risque Front national". Nicolas Sarkozy a rejeté cette possibilité du côté des Républicains.

Le Front national a haussé le ton. Poussé par la crainte des attentats, le parti de Marine Le Pen a confirmé ses espérances dans certaine régions et surpris dans d'autres, face à un PS et des Républicains qui peinent à suivre le rythme. Le FN arrive ainsi en tête dans 6 régions sur 13 et dans les suffrages nationaux avec un score supérieur à 30%. Comme annoncé, la Picardie-Nord-Pas-de-Calais a déroulé le tapis rouge à Marine Le Pen tandis que sa nièce, Marion Marechal-Le Pen, a distancé ses concurrents en région PACA. Toutes les deux obtiennent plus de 40% des scores.
Mais le scrutin a réservé aussi quelques surprises : la participation (environ 50,5 %) est plus forte que prévue et bien plus forte qu'en 2010. Surtout, la droite semble mal en point et n'a pas réussi à créer la vague bleue attendue, tandis que le total des voix de la gauche s'avère plus important que prévu.
Désormais, les deux grands partis vont décider des mesures à prendre. Faut-il s'opposer, coûte que coûte, au Front national ? Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà balayé d'une main toute fusion entre les listes de gauche et celles de droite, notamment dans le nord, ainsi que tout retrait, par exemple en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où le candidat de droite est arrivé en 3ème position. En revanche, l'UDI et le MoDem appellent au retrait de leurs listes, lorsqu'elles arrivent en 3ème position.
Enfin, côté socialiste, la direction nationale a décidé de retirer ses listes dans les régions "à fort risque Front national", là où elles étaient arrivées en 3ème position. C'est le cas dans le nord, mais aussi en PACA bien que le candidat PS Christophe Castaner ait refusé de se retirer au profit de Christian Estrosi. Jean-Christophe Cambadélis devrait le rappeler à l'ordre. De façon générale, le scrutin reste relativement ouvert pour le second tour. Ce premier round a surtout confirmé les dernières élections : désormais, le paysage politique français s'articule bien autour trois partis. 

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