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Contre-pied

Pour l’historien Stéphane Courtois, Raymond Aubrac était "un agent communiste"

Une voix discordante s’est élevée dans le concert de louanges et d’hommages, après la mort du résistant mardi 6 avril.

Admiré pour son rôle de résistant pendant la seconde guerre mondiale, Raymond Aubrac était également loué pour ses activités pédagogiques auprès des collégiens et des lycéens, auxquels il portrait un message d’engagement citoyen.

L’historien du communisme Stéphane Courtois a souhaité nuancer le portrait d’Aubrac. Pour lui, Raymond Aubrac était « Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour les services d'espionnage de l'Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste si l'on veut. »

Mais le chercheur n’a pas vraiment de preuves de ce qu’il avance, et pour cause : le résistant a toujours démenti formellement toute affiliation au parti communiste : "Jusqu'au bout, il l'aura nié. C'était un gros poisson de l'appareil, très bien camouflé, en particulier derrière l'image de son épouse Lucie."

"Il faisait partie de ce qu'on appelle les "hors-cadres", des gens de haut niveau dont le PCF n'avait pas besoin qu'ils prennent leur carte. Ils leur étaient plus utile à l'extérieur. Aubrac était un ingénieur, sorti de l'Ecole des Ponts et Chaussées, et le PCF ne voulait pas le mettre en avant" , explique Courtois.

Mais certains évènements ne trompent pas selon l'historien, qui rappelle que le dirigeant communiste Hô Chi Minh "fut hébergé par les Aubrac à la demande de Jacques Duclos" lors de sa venue en France en 1946.

Lu sur Marianne.fr

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