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Patrick Balkany : "Soit les magistrats sont de mauvaise foi, soit ils sont incompétents"
©Reuters/Charles Platiau

Seul contre tous

Patrick Balkany : "Soit les magistrats sont de mauvaise foi, soit ils sont incompétents"

Visé par un rapport à charge sur la gestion de sa ville, le maire de Levallois-Perret a balayé d'une main toutes les accusations.

Le mea culpa, ce n'est pas le genre de la maison. Interrogé par le Parisien, le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany est revenu sur les différentes affaires judiciaires le concernant. La Chambre régionale des comptes a ainsi produit un véritable pamphlet sur la gestion financière de la ville, pointant du doigt l'endettement record de la ville et surtout des "anomalies" sur pas moins de 117 millions d'euros du budget en 2007 et 2013. "C’est un rapport totalement à charge, truffé de choses fausses et qui ne tient absolument pas compte de nos 164 pages de réponses" conteste ainsi Patrick Balkany. "Soit les magistrats sont de mauvaise foi, soit ils sont incompétents, et c’est grave. Ils ont passé quatre mois en mairie et je ne les ai rencontrés qu’une seule fois. Ils ne m’ont pas posé la moindre question."

Alors où sont passés ces fameux 117 millions d'euros ? "Comme si j’avais piqué 117 M€ dans la caisse ! Pour 90 M€, il s’agit de « restes à réaliser en recettes d’investissement », soit des engagements d’emprunts d’une année, reportés sur l’année suivante. Et pour les 27 M€, il s’agissait d’écriture en attente de régularisation par le comptable public" se défend-il.

Concernant ses 4 mises en examen pour des suspicions de fraude fiscale, l'élu préfère botter en touche. "Je ne réponds pas aux questions alors que l’instruction est en cours. Mais je ne possède rien, je n’ai rien. Le dossier est vide." Pas question pour lui donc, de démissionner. "Mes détracteurs peuvent attendre longtemps ! D’autant plus que les mises en examen ne concernent pas la ville de Levallois. Et il faudra voir sur quoi elles débouchent. J’ai toujours dit aux juges : « allez-y, envoyez-moi devant les tribunaux... »" lâche-t-il dans un sourire. 

Lu sur Le Parisien

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