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Paris : ils vendaient des sujets d'examen... de la prison avec sursis requise pour six étudiants en médecine
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Trafic

Paris : ils vendaient des sujets d'examen... de la prison avec sursis requise pour six étudiants en médecine

Le procureur a requis quinze mois de prison avec sursis contre le principal prévenu de l'affaire.

Six étudiants parisiens ont comparu, mardi, devant le tribunal de Bobigny pour avoir volé et revendu des sujets d'examen pris dans les bureaux de l'administration de leur faculté. Le principal prévenu, Mickaël, 26 ans, a reconnu avoir vendu à des étudiants de Paris XIII, il y a trois ans, des sujets de partiels de médecine, notamment ceux de première année, où près de 90% des jeunes échouent.

Ses cinq complices comparaissaient avec lui devant le tribunal pour avoir accepté ses propositions et/ou proposé à d'autres jeunes de partager le coût de cet investissement malhonnête. Mickaël raconte que le premier vol des sujets s'est fait de manière tout à fait fortuite, le jeune homme se retrouvant dans un bureau de l'université de Bobigny ouvert parce qu'une femme de ménage y travaillait. L'obtention d'excellents résultats aux partiels qui suivent l'encouragent dans cette voie.  "Pour la première fois j'ai eu un appel de mon père pour me dire qu'il était fier de moi", témoigne-t-il.

Il mettra en place tout son système au semestre suivant. Mickaël emprunte la clé du bureau et en fait la copie en se faisant passer pour un employé de l'entreprise de serrurerie. Il téléchargera ensuite un logiciel pour cracker le mot de passe de l'ordinateur et chargera les sujets sur sa clé USB. Lorsque se pose la question d'une éventuelle complicité interne, l'avocate de Paris XIII écarte l'hypothèse, "une légende urbaine", selon elle.

Mickaël se lance ensuite dans le démarchage de clients, les contactant via Facebook sous le nom de "Tom Paris XIII". Plusieurs adresses mail, une puce de téléphone qui n'est pas à son nom, appareil pour modifier sa voix : le jeune homme développe toute la panoplie du parfait petit "trafiquant". Les transactions s'évaluent au maximum à 6 000 euros, remis pour partie en liquide sur un parking de McDonald's.

"Je venais de me fiancer, j'étais toujours à la charge de mes parents, je culpabilisais de leur demander de l'argent", tente-t-il de se justifier, invoquant la pression de son beau-père, qui ne "veut pas d'un smicard pour (sa) fille" mais plutôt "un chirurgien avec une Porsche et un appart à Neuilly". Le procureur a finalement requis quinze mois de prison avec sursis contre Mickaël, ainsi que la publication de la condamnation à la fac de médecine et dans un magazine pour étudiants. Trois à huit mois avec sursis ont été requis pour ses co-prévenus. La plupart d'entre eux ont d'ailleurs arrêté leurs études de médecine. Mickaël s'est quant à lui installé en Israël, où il poursuit des "études de business".

Lu sur TF1

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