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Pacte de responsabilité, économies, emploi, apprentissage, Alstom... Ce qu'il faut retenir des interventions de Hollande et Valls
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Mémo

Pacte de responsabilité, économies, emploi, apprentissage, Alstom... Ce qu'il faut retenir des interventions de Hollande et Valls

Le président de la République et le Premier ministre ont fait de longs discours pour expliquer "leur plan de bataille" jusque 2017. Et surtout pour tenter de convaincre leur majorité avant le vote du plan de stabilité mardi à l'Assemblée.

Ce que François Hollande a dit

Le président de la République était présent à la maison de la Chimie aux côtés de Manuel Valls ce lundi après-midi pour défendre le pacte de responsabilité et évoquer l'emploi en France.

Le chef de l'Etat a émis une nouvelle idée sur l'élargissement du statut d'apprenti aux chômeurs de longue durée. Il souhaite que les chômeurs longue durée bénéficient du statut d'apprenti "quel que soit leur âge", avec une rémunération "maintenue au niveau de l'indemnisation telle qu'elle est prévue".

Sur le dossier Alstom, François Hollande a indiqué que "l'Etat a forcément son mot à dire"L'Etat "maîtrise l'indépendance de la France en matière énergétique", a fait valoir le président de la République, affirmant n'avoir qu'un "seul critère", ce qui "sera le plus favorable à la création d'activité et d'emplois" en France.

Le président a dit qu'il voulait "aménager" le contrat de génération pour inciter également à l'embauche des seniors.

La phrase très commentée du président :  "Que ceux qui l'animent, les acteurs économiques et sociaux, de ceux qui la font vivre, les élus, les entreprises, qui créent de l'activité, les agriculteurs qui font en sorte que nous puissions avoir les paysages que nous connaissons: dites du bien de la FranceParce que ce qui fait sans doute le problème de la France aujourd'hui, c'est qu'elle doute d'elle-même. C'est qu'elle s'interroge sur son avenir. Et c'est qu'elle doit d'abord pour être conquérante, être confiante".

Ce que Manuel Valls a dit :

Le Premier ministre a d'abord envoyé une lettre ce lundi matin aux parlementaires dans laquelle il fait quelques concessions sur le plan d'économies initialement prévu.

- Pas de gel pour les petites pensions des retraités

- Les minima sociaux évolueront avec l'inflation

- Le plan pauvreté ne sera pas reporté, la prochaine étape de la revalorisation exceptionnelle du RSA de 10% en 5 ans interviendra comme prévu le 1er septembre 2014" a dit Manuel Valls

- Les fonctionnaires les plus modestes revalorisés vont toucher en moyenne 440 euros 

- Le gel du point d'indice fera l'objet d'un réexamen chaque année en fonction de la croissance

"Le cap des 50 milliards d'économies est maintenu, l'équilibre entre les entreprises et les ménages est toujours respecté, de même que la répartition de l'effort dans la justice avec cette mesure forte pour les retraités qui concerne 6,5 millions de personnes", a dit Manuel Valls, sans chiffrer le montant des mesures annoncées lundi. "On reste sur les 50 milliards" a indiqué son entourage.

Dans l'après-midi, Manuel Valls s'est exprimé devant les préfets et sous-préfets sur le pacte de responsabilité. "Le pacte de responsabilité est une nouvelle étape. Il est nécessaire et indispensable. Il va permettre de relancer notre pays. Nous devons créer une nouvelle dynamique autour du pacte de responsabilité et de solidarité. (...) Nous avons vécu depuis des années au-dessus de nos moyens. Nous ne pouvons pas vivre avec nos niveaux de déficit et de dette. Il en va de notre souveraineté et de notre efficacité".

Manuel Valls a aussi affiché sa vigilance sur l'usage que feront les entreprises des importants allègements de cotisations. "Je vais être très clair : les marges dégagées par les entreprises doivent servir à l'investissement et à l'emploi, elles n'ont évidemment pas vocation à être consacrées aux dividendes versées aux actionnaires ou à la rémunération des dirigeants", a déclaré le Premier ministre. "Ces marges sont le carburant de la reprise économique, elles doivent alimenter notre système économique national".

"Nous avons besoin de nous rassembler sur les grands questions économiques. Le pays est trop fracturé. Il faut travailler ensemble. Il faut aider les entreprises à retrouver la confiance. A elles aussi de faire les efforts pour réussir. Nous devons les accompagner, des rendez-vous sont prévus dans chaque régions et départements" a conclut le Premier ministre.

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