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La proposition de Barack Obama rejetée par Israël
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Israël/Palestine

La proposition de Barack Obama rejetée par Israël

La prise de position de Barack Obama, en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967, irrite Israël. Le premier ministre Benyamin Netanyahou, a ouvertement rejeté cette proposition qu'il qualifie "d'indéfendable".

[Mis à jour le 21 mai à 7h30]

Pour le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la proposition de Barack Obama en faveur d'un État palestinien sur la base des lignes d'armistice de 1967, est "indéfendable". Devant un parterre de journalistes à la Maison Blanche, le dirigeant israélien a formellement rejeté l'initiative du président américain pour relancer le processus de paix, déclarant :"Si Israël est prêt à faire des compromis généreux pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, car ces lignes sont indéfendables".

La réaction du dirigeant palestinien Mahmou Abbas ne s'est pas faite attendre. Il a immédiatement réclamé à son homologue américain de faire pression sur Benyamin Nétanyahou pour que ce dernier accepte la proposition américaine.

[Mis à jour à 18h30]

Les dirigeants européens ont "chaleureusement" salué la prise de position du président américain, Barack Obama, qui s'est prononcé en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a toutefois souligné que cette orientation suppose également "un État d'Israël dont les inquiétudes en matière de sécurité sont satisfaites [...]." Il est primordial pour les dirigeants de l'Union Européenne, que la Palestine et Israël se mettent d'accord sur "des frontières sûres et reconnues par les deux parties."

[Mis à jour à 14h30]

Benjamin Netanyahou n'a pas du tout apprécié la teneur du discours de Barack Obama qui plaidait pour un retour aux frontières de 1967. Le Premier ministre israélien refuse cette hypothèse en avançant des engagements américains passés. Il serait également "déçu" que le président américain n'ait pas abordé la question des réfugiés.

Mahmoud Abbad, de son côté, a salué les efforts d'Obama enjoignant Israël de "donner au processus de paix la chance qu'il mérite".

[Vendredi 20 mai]

C'est la première fois que Barack Obama se prononce pour la création d'un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, et ce à la veille de recevoir le Premier ministre israélien à la Maison Blanche.

Le président américain a expliqué, dans son discours sur le Proche Orient de ce jeudi 19 mai 2011, que la situation actuelle était intenable. Il propose de relancer le processus de paix en procédant à des échanges de territoires destinés à garantir l'instauration de "frontières sécurisées" entre les deux futurs pays. "Le retrait complet et graduel des forces militaires israéliennes devrait être coordonné dans l'idée d'une responsabilité de la sécurité palestinienne dans un Etat souverain et non-militarisé", a t-il dit. Barack Obama également a réitéré l'engagement inébranlable des Etats-Unis auprès d'Israël pour assurer sa sécurité.

Avant même d'attendre ce discours, le Premier ministre israélien avait à nouveau indiqué qu'il refusait toute concession avec les Palestiniens. Comme Obama, Benjamin Netanyahou se montre très sévère sur le projet de reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien lors de la prochaine assemblée générale de l'ONU, en septembre prochain. Il exclut, pour sa part, "tout retrait aux frontières de 1967".

Lors de son prochain discours du 24 mai devant le Congrès américain, le chef du gouvernement israélien devrait réitérer ses exigences avec fermeté ; à savoir : la reconnaissance du caractère juif d’Israël, la démilitarisation d'un futur État palestinien et la présence de soldats israéliens entre la Jordanie et la Cisjordanie. M. Netanyahou doit s'entretenir avec  Barack Obama, ce vendredi. M. Abbas, lui, a convoqué une réunion d'urgence de l'Autorité palestinienne.

Lu sur La Croix

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