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Nucléaire : Comment Montebourg a fâché les Verts
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De l'eau dans le gaz...

Nucléaire : Comment Montebourg a fâché les Verts

Les propos d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire ont provoqué des remous chez les Verts.

La sortie de Montebourg sur le nucléaire n'est pas passée inaperçue. Rappel des faits. Dimanche, le ministre du Redressement productif a affirmé sur BFMTV que "avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel", la question est de savoir "si nous allons continuer à investir. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Séisme immédiat chez les Verts et embarras au PS. Ce lundi, plusieurs écologistes sont montés au créneau. Noël Mamère en tête.

Invité sur Europe 1, le député-maire de Bègles a répondu fermement. "Je pense qu’il s’agit là d’une provocation. C’est très inquiétant de voir ces déclarations de quelqu’un qui n’est pas isolé, qui est un membre important du gouvernement, qui est le ministre de l’Industrie qui a la responsabilité de tout ce qui concerne le secteur de l'énergie. S’il n’y a pas d’explication et s’il n’y a pas de remise en cause des déclarations de M. Montebourg, nous serons en droit, nous, écologistes, de nous interroger sur la validité des accords que nous avons passés dans cette majorité", a indiqué l'élu Vert.

Et Noël Mamère n'est pas le seul à réagir. Denis Baupin a estimé les déclarations d'Arnaud Montebourg étaient en "décalage total avec la réalité. Partout dans le monde, au contraire, le nucléaire est en déclin", écrit dans un communiqué le député de Paris, avant d'énumérer : "Abandon en Allemagne, en Belgique, en Italie, abandon de fait au Japon, remise en question des programmes de construction en Chine, aux Etats-Unis".

Enfin, Jean-Philippe Magnen, le porte-parole des Verts s'est lui aussi exprimé disant "il s’agit de propos isolés, nos interlocuteurs restent le Premier ministre, le président de la République et le PS. Nous réagissons en n’attachant pas plus d’importance que cela" au propos d’Arnaud Montebourg "que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire". Une chose est sûre, les Verts ne sont pas contents et François Hollande va devoir rectifier le tir... L'ambiance s'annonce tendue entre les socialistes et EELV.

Europe 1.fr

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