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Notre-Dame-des-Landes : passe d'armes entre Ayrault et Europe Ecologie-Les Verts
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Notre-Dame-des-Landes : passe d'armes entre Ayrault et Europe Ecologie-Les Verts

Ce dimanche, le Premier ministre a demandé à ses alliés écologistes de "sortir de l'ambiguïté" à propos du projet du futur aéroport. Emmanuelle Cosse, numéro un du parti, lui a répondu.

Les incidents qui ont émaillé samedi la manifestation contre le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont des répercussions politiques très importantes. Ils donnent lieu à une véritable prise de bec gouvernemental entre le Premier ministre et ses alliés d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Ainsi,dans un entretien à Presse Océan publié dimanche le Premier ministre s'est montré très critique à l'encontre des écologistes : "Ces violences sont inacceptables dans un Etat de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la ZAD [zone d'aménagement différé dédiée à l'aéroport], organisateurs délibérés de ces violences", déclare-t-il. Au cours de ce même entretien il exige aussi d'EELV qu’ils "sortent de l’ambiguïté" à ce propos.

Dans son collimateur, Cécile Duflot, la ministre du Logement et ancienne patronne du parti écologiste, qui a affirmé samedi dans un entretien au Monde qu'elle aurait participé à la manifestation "plutôt deux fois qu'une" si elle n'avait pas été ministre. Ce à quoi le parti, qui compte deux de ses membres au gouvernement, a vertement répondu. « Il n’y a aucune ambiguïté de la part d’EELV. On a toujours dénoncé les actes de violence, donc les choses sont très simples», a affirmé dimanche à l’AFP la numéro un d’EELV, Emmanuelle Cosse. Elle souligne que son parti a condamné dès samedi soir les violences à Nantes dues à des "éléments perturbateurs". Et la secrétaire nationale des écologistes précise s'être entretenue au téléphone dimanche avec le Premier ministre pour lui rappeler cette prise de position, et a dit l'avoir rassuré.

Est-ce que le Premier ministre n'attendait pas une réaction de Cécile Duflot ? "Jean-Marc Ayrault cherchait à avoir une assurance de notre parti que nous étions sur une ligne très claire par rapport à ces actes (de violence), tout simplement", dit Emmanuelle Cosse. "Je n'accepte ni les violences ni les propos qui laisseraient entendre de la part d'EELV une soi-disant compréhension de ces actes", déclare-t-elle aussi.
"L'ambiguïté n'a jamais existé", insiste-t-elle, "et je n'ai aucune difficulté à rappeler notre position et notre opposition sur le projet de Notre-Dame-des-Landes et notre volonté de gagner cette mobilisation d'un point de vue pacifique, en mobilisant sur le terrain et en mobilisant d'un point de vue juridique".  La présence de Cécile Duflot au gouvernement est-elle menacée ? "Il n'y a pas de débat", assure Emmanuelle Cosse.

Pour rappel, ce samedi, une manifestation, la plus importante depuis le début du mouvement d’opposition au projet, a rassemblé entre 20 000 personnes selon la préfecture et 50 à 60 000 selon les opposants. D’intenses heurts se sont produits tout au long du parcours entre un millier de casseurs et les forces de l’ordre, avec d’importants dégâts.

lu sur RTL

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