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Non-cumul : privé de son mandat de député, le maire d'Orléans multiplie son indemnité par 4
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Non-cumul : privé de son mandat de député, le maire d'Orléans multiplie son indemnité par 4

Avec la loi sur le non-cumul des mandats, l'ancien-député maire d'Orleans, Olivier Carré, a dû choisir entre son mandat de maire et celui de député. Mais n'a pas voulu abandonner sa rémunération.

"Le pouvoir d'achat du maire fait débat au conseil municipal d'Orléans", titre France Bleu Orléans. Et pour cause : les élus de la ville du Loiret ont été amenés à se prononcer sur l'indemnité du maire Les Républicains de la commune, Olivier Carré, lors du conseil municipal du lundi 19 juin. L'élu, auparavant député-maire, a en effet dû choisir entre son mandat local et son mandat de parlementaire, en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats. Mais hors de question pour lui de voir son pouvoir d'achat diminuer.

Quand il était député, Olivier Carré touchait 5 600 euros (nets) par mois d'indemnité parlementaire, 958 euros comme maire d'Orléans, et 1 500 euros comme vice-président de l'agglomération, soit un total de 8000 euros par mois, détaille France Bleu. Dans ce total, ses indemnités de maire et de vice-président étaient écrétées, pour ne pas dépasser le plafond de 8000 euros. Avec la perte de son mandat de député, ses revenus ont donc baissé et le plafond des indemnités locales a sauté. Il a donc pu demander une revalorisation de son indemnité de maire.

Les élus orléanais ont donc voté une hausse de l'indemnité de leur maire, multipliée par 4. Elle passe de 958 à 4120 euros. À cela s'ajoutera son indemnité de président d'Orléans Métropole, du même montant. Olivier Carré conservera donc un "salaire" de 8 000 euros, comme lorsqu'il était député.

L'opposition municipale n'a pas apprécié ce tour de passe-passe. "Appliquons la même règle aux agents de la mairie d'Orléans, à tous les salariés qui perdent leur emploi ou qui changent de travail. Faisons en sorte que leur pouvoir d'achat ne change pas au cours de leur vie professionnelle. Ça n'est clairement pas le cas, alors pourquoi en serait-il autrement pour le maire d'Orléans ?", a ironisé l'élue socialiste Emmanuelle Matet. 

Lu dans France Bleu Orléans

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