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Nicolas Sarkozy de retour ? Sa décision n'est pas encore prise
Nicolas Sarkozy de retour ? Sa décision n'est pas encore prise
©Reuters

Réactions politiques

Nicolas Sarkozy "n'a pas encore pris sa décision" : le PS ironise, la droite partagée

Pour réaliser cet entretien qui fait beaucoup réagir, le directeur général de "Valeurs actuelles" s'est rendu au Cap Nègre le 24 juillet dernier et ce "à la demande de Nicolas Sarkozy".

"Je n’ai pas pris ma décision, s’agissant de la présidence de l’UMP. Parce que je veux avoir tous les éléments en main" explique Nicolas Sarkozy dans Valeurs actuelles à paraître jeudi. Puis il ajoute : "comprenez bien qu’il ne s’agit pas de la décision de mon plaisir. Je n’ai aucune revanche à prendre sur quiconque". "Que l’on parle de mon retour dans la vie politique, c’est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite" a-t-il affirmé.

Des déclarations qui n'ont pas laissé sans réaction la classe politique. Le Parti socialiste est aussitôt monté au créneau ironisant sur l'attitude de l'ancien président de la République. Pour le PS, le retour est "décidé mais non-programmé"; Il fustige aussi la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy du "J‘y vais, j'y vais pas ! Appelez-moi et je verrai". "Perclus de mises en cause judiciaires, refusant tout bilan de son passé, n'ayant comme programme que son retour, Nicolas Sarkozy minaude" écrit encore le parti qui juge que l'éventuel retour de Sarkozy est "dérisoire à l'aune des défis de la France et délétère au regard de la crise de la droite".

Le député socialiste de Seine-et-Marne Eduardo Rihan-Cipel a qualifié de "pitoyable" cette "mise en scène". Sur RTL, il s'est énervé contre "ce sketch, qui commence à devenir pitoyable. "Tout le monde sait qu'il crève d'envie de prendre sa revanche. J'observe que, même au mois d'août, Nicolas Sarkozy n'arrive pas à se faire oublier. C'est dire son impatience, voire son excitation" a-t-il expliqué. 

A droite, Chantal Jouanno s'est réjouie de ce possible retour. "Tant qu'il y a des femmes et des hommes de talent qui sont dans le débat politique, c'est bien, oui ce serait une bonne nouvelle parce qu'il est très fort en débat politique" a indiqué la centriste, ex-ministre. Brice Hortefeux a également exprimé sa joie. "Nous avons besoin de lui et le moment venu, il fera connaître sa décision. Il n'y a chez lui ni aigreur, ni amertume, donc pas de revanche. Son intérêt personnel n'est pas ce qui le motive aujourd'hui" a soutenu le député européen. 

Hervé Mariton qui brigue la présidence de l'UMP a appelé Nicolas Sarkozy à "un examen de conscience". Un exercice qui doit l'amener, dit-il, à "ne pas être candidat à la présidence de l'UMP". "Est-ce que Nicolas Sarkozy est le mieux à même de donner confiance aujourd'hui ? Je n'en suis pas sûr", a déclaré Mariton. Pourquoi ? "Parce que sa personnalité a été contestée et est contestée par beaucoup de Français", a-t-il répondu.

Gilbert Collard s'est quant à lui érigé contre un possible recours de l'ancien chef de l'Etat. "Comment peut-il revenir avec les boulets judiciaires de bagnard médiatique qu'il traîne?" a-t-il déclaré sur iTélé. En tout cas, quand Nicolas Sarkozy s'exprime, personne ne peut rester de marbre. 

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