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Nicolas Sarkozy fustige "un système médiatique absolument déchaîné"
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Campagne

Nicolas Sarkozy fustige "un système médiatique absolument déchaîné"

Le candidat UMP organisait ce lundi son premier meeting de l'entre-deux tours.

Nicolas Sarkozy s’est montré combatif ce lundi à Saint-Cyr, pour son premier meeting d’entre-deux tours.

Le président-candidat a commencé par fustiger un système médiatique qu’il juge « déchainé ». Devant une salle conquise, il a martelé : « La campagne du premier tour, nous l'avons faite à un contre neuf. Nous l'avons faite contre un système médiatique absolument déchaîné !».

Pour lui, rien n’est encore perdu. Le Président a même osé une comparaison avec Jacques Chirac. Il a rappelé qu'en 2002, l'ancien chef de l'Etat était «certes en tête au premier tour mais avec moins de 20% des voix».

Selon le candidat UMP, le vote exprimé ce dimanche porte le message suivant : «Nous ne supportons plus les corps intermédiaires qui veulent tout le temps décider à notre place. » Il affirme comprendre le « cri de souffrance, l’expression de révolte » des Français mais ajoute que ce message n’est pas seulement destiné à sa personne, « il est dirigé vers la classe politique tout entière ». Dans la foulée, Le Président envoie un message aux socialistes qui, selon lui, ont tendance à trop souvent se « boucher le nez ».

Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de pointer le dynamisme de son quinquennat et a promis la même énergie s’il était élu dimanche prochain : « Après tant d'énergie mise dans le présent, je veux mettre la même énergie dans l'avenir. Il y a encore beaucoup à faire ! »

Sur le terrain politique, le Président a mis la barre à droite. Il s’est lancé dans un plaidoyer pour l’identité nationale : «Les grands pays qui réussissent sont les pays qui ont cru à la Nation et font respecter leur identité nationale». Selon lui, « dans la mondialisation, ce sont les nations qui réussissent parce qu'elles portent une volonté collective.»

Le président sortant a également mis l’accent sur l’Europe. Pour lui, « la priorité, c’est que l’Europe change ». Il s’est d’ailleurs fortement engagé en ce sens : «l'Europe ouverte à tous les vents, c'est fini (…) L'Europe qui ne maîtrise pas ses flux migratoires, c'est fini ».

Nicolas Sarkozy promet « une campagne différente ». Il jure qu’il « ira plus loin » et qu’il ne « fera pas comme si les Français n’avaient rien dit ». «La burqa sur le territoire de la République, ce n'est pas anecdotique», enchaîne-t-il. Le candidat rajoute même : «Le communautarisme : contester que ce n'est pas une préoccupation des Français, c'est ne rien comprendre à la France

Le président-candidat a déclaré vouloir parler « aux petits, aux sans-grades, aux ruraux, aux petits retraités ». Il insiste : « Je veux parler à tous ceux dont l'opinion ne compte pas parce qu'ils ne manifestent pas, parce qu'ils ne cassent pas.»

Le candidat UMP propose un nouveau modèle pour la France et notamment un nouveau modèle de croissance « travail, effort, mérite, autorité, solidarité, investissement, innovation ».

Nicolas Sarkozy a également évoqué celui qui aurait pu être son adversaire au second tour de la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn. Il affirme avoir « supporté les injures de certains candidats » mais promet qu’il «ne supportera plus les leçons de morale. Surtout de la part d’une gauche qui voulait installer M. Strauss-Kahn à l’Elysée. »

Le Président a conclu par une invitation à un « grand rassemblement le 1er mai prochain» le jour de la fête du travail. Il finit par une petite pique à l’égard de son concurrent socialiste : « J'ai appris que M. Hollande n'était pas content. Je ne savais pas que le 1er mai avait été privatisé par le Parti socialiste. »

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