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Mélenchon appelle "le peuple" à "déferler à Paris" le 23 septembre
©Capture d'écran

Tribun

Mélenchon appelle "le peuple" à "déferler à Paris" le 23 septembre

Le leader de la France insoumise a dénoncé, ce dimanche à Marseille, le "coup d'Etat social" de Macron.

Jean-Luc Mélenchon a clôturé les journées d'été de la France insoumise, ce dimanche, par un discours vindicatif prononcé à Marseille. Déclarant qu'il y a "70 ans jour pour jour (sic), la ville de Marseille achevait sa libération et chassait la Wehrmacht", il a appelé "qu'à mon appel, à celui des Insoumises et des Insoumis qui sont là, le 23 septembre prochain, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d'état social, antidémocratique qui s'organise contre lui". Cette comparaison étonnante entre le gouvernement et l'armée nazie vise notamment les ordonnances réformant le droit du travail qui doivent être dévoilées cette semaine. ""Pas de bla-bla, du combat", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

"Notre société est en train de basculer sous les coups du capital dans un ordre des choses et une organisation sociale qui tourne le dos à ce que le Conseil national de la Résistance et toutes les luttes de nos anciens ont forgées pour nous libérer", a-t-il estimé. Il ajoute que le peuple francais "ne veut plus de la politique libérale qui abandonne les gens à la sauvagerie de la compétition de chacun contre tous".

S'exprimant devant environ un millier de sympathisants, il a visé ses opposants politiques : "Eh, les gros ballots, là, qui font du bruit dans les bistrots, hein ! Et après vous allez voter FN. Ça sert à quoi le FN ? À rien ! ", a-t-il dit. "Regardez ce ramassis de poules mouillées, dans son coin, qui n'a pas un mot à dire, qui ne vous sert à rien (...). Les gens qui se battent, qui défendent le pays, qui défendent les salariés, ils sont là (à Marseille avec la France insoumise, ndlr). Et nulle part ailleurs. Les autres sont des gogos, des trompe-l'œil, des illusions, du papier mâché, des tigres en carton. Rien !" Les responsables du Front national ont réagit à cette attaque en dénonçant un mépris de classe. "J'avais proposé à Jean-Luc Mélenchon de prendre un café. Je lui propose de le prendre dans un bar de “gros ballots”. Il verra le peuple", a taclé Florian Philippot.

 
Lu dans Le Figaro

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