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La presse étrangère s'empare de l'affaire Trierweiler
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Tweetweilergate

La presse étrangère s'empare de l'affaire Trierweiler

"Guerre des roses" selon le Daily Telegraph, "Scène digne de Molière" selon le New York Times : le tweetclash provoqué par Valérie Trierweiler fait réagir les médias étrangers.

Un "geste inapproprié" qui "embarrasse" le Président Français.

Le tweetclash provoqué par Valérie Trierweiler est loin de rester une affaire franco-française. Elle intéresse même les médias étrangers, à commencer par la presse anglo-saxonne.

Ce mercredi matin, le quotidien britannique The Guardian qualifie l'affaire de "soap opera digne des pires excès de la vie amoureuse très publique de Nicolas Sarkozy". Il soupçonne même la Première Dame d'interventionnisme: "La saga, qui a immédiatement dominé tous les médias, semble valider tous les stéréotypes que Trierweiler avait cherché à éviter, à savoir une tendance à interférer dans le jeu politique".

Un faux pas qui pourrait causer du tort au président français, selon le Daily Telegraph. "Les insécurités de la première dame vis-à-vis de Ségolène Royal sont connues de tous", relève-t-il, avant de prévenir: "Ce tweet explosif a envoyé une onde de choc au Parti socialiste et cela pourrait coûter des sièges de député cruciaux à François Hollande dimanche". De même, pour The Independent, le "message de Valérie Trierweiler constitue la première gaffe de ce premier mois au pouvoir de Hollande jusque-là impeccable".

Outre-Atlantique, le New York Times s'étonne: "C'est une scène digne de Molière ou de Macbeth".

"La compagne actuelle de François Hollande a créé un petit scandale et une grande stupéfaction en rompant avec la position du parti socialiste et en nuisant à celle qui l'a précédée dans les affections du président". Une attitude qui "pose la question de savoir si une journaliste doit ouvertement soutenir un candidat et si la femme d'un président peut se permettre de l'embarrasser ainsi". 

Dans d'autres médias américains, comme le Washington Post, le ton est plus léger. "Comment dites-vous crêpage de chignons en français? (…) C'est la manifestation la plus agressive de l'hostilité publique qui existe entre les deux femmes", pouvait-on lire dans le quotidien. 

La presse espagnole n'est pas en reste : El Mundo estime que "Valérie Trierweiler n'arrête pas de faire des gaffes" et ajoute : "Le geste déplacé de la journaliste à l'encontre de la mère des quatre enfants du chef de l'Etat, a provoqué les moqueries de toute la France, à commencer par la droite affaiblie par le premier tour des législatives".

Pour son confrère El Pais, "le tweet de la première dame (ou première fiancée) de France a explosé et a d'emblée transformé un cas de caciquisme provincial en un ragot géant sur fond de jalousie au plus haut niveau". "L'inévitable sensation de guerre ouverte entre les deux dames qui ont marqué la vie d'Hollande semble être le point faible du président 'normal'". 

L'expression à garder, "Dallas à l'Elysée" : une formule de l'UMP reprise par le journal allemand Süddeutsche Zeitung. Il ajoute: "Les socialistes sont consternés, François Hollande a l'air ridicule, Valérie Trierweiler pose une devinette et Ségolène Royal est menacée d'extinction politique. Comment en est-on arrivé à ce faux-pas?", s'interroge-t-il. "Valérie Trierweiler veut-elle s'émanciper se demandent certains, est-elle jalouse de la jolie et tragique Ségolène Royal ont spéculé d'autres. Seule Ségolène Royal a gardé la tête froide en déclarant que toute son énergie allait à ses électeurs. Chapeau !".

 

 

Lu sur Le Figaro

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