Marseille : une "journée burkini" dans un parc aquatique suscite la polémique | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Marseille : une "journée burkini" dans un parc aquatique suscite la polémique
©REUTERS/Baz Ratner

Chaud

Marseille : une "journée burkini" dans un parc aquatique suscite la polémique

Une association de femmes des quartiers nord de la ville a donné des consignes pour une journée dans un parc privatisé demandant aux femmes "de respecter la Awra et de ne pas venir en deux-pièces".

Une nouvelle polémique au cœur de l'été. Une association de femmes des quartiers nord de Marseille a donné des consignes à ses membres pour une journée dans un parc aquatique privatisé. "Je compte sur vous pour respecter la Awra et donc de ne pas venir en 2 pièces", peut-on lire sur l'affiche de l'association Smile 13, sur sa page Facebook. "Le parc autorise exceptionnellement burkini-Jilbab de bain. Bien entendu, il y aura des maîtres-nageurs hommes, c'est la raison pour laquelle l'association a négocié afin qu'exclusivement le parc autorise la baignade en burkini".

Cette "association socio-culturelle, sportive et d'entraide pour femmes et enfants" a indiqué avoir "privatisé" le Speed Water Parc, situé au nord de Marseille, pour le samedi 10 septembre. L'association explique également que les enfants garçons sont également autorisés jusqu'à 10 ans.

Ces consignes sont en restés en travers de la gorge de plusieurs élus locaux. Le sénateur-maire DVG de la commune Michel Amiel a annoncé vouloir prendre un arrêté d'interdiction, au motif que cette manifestation "est susceptible de troubles à l'ordre public ". Avant d'ajouter : "Je suis choqué et en colère, je considère cet événement comme une provocation dont on n'a pas besoin dans le contexte actuel. C'est du communautarisme pur et dur".

La députée du parti Les Républicains des Bouches-du-Rhône et maire des 11 et 12e arrondissements Valérie Boyer a publié l'affiche sur Twitter avant de la fustiger. "Accepter cette soi-disant mode, c'est conforter le communautarisme dans notre pays, mais c'est aussi une question de dignité de la femme, une question de respect de nos principes fondamentaux" a-t-elle estimé.

Le Front nationale a également réagi. Dans un communiqué intitulé "Fini le vivre-ensemble, place au vivre avec le communautarisme islamique !", le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille Stéphane Ravier a déclaré que "cette journée islamique démontre qu'au-delà des discours rassurants des autorités musulmanes, un certain nombre de musulmans se coupent volontairement de notre modèle républicain, et se mettent d'eux-mêmes à l'écart de notre société".

Lu sur 20 minutes

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !