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Marine Le Pen jugée pour provocation à la haine raciale pour ses propos sur les prières de rue
©Commons.wikimedia.org

Le poids des mots

Marine Le Pen jugée pour provocation à la haine raciale pour ses propos sur les prières de rue

La présidente du Front national encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. A son arrivée au tribunal, elle a déclaré : "Il ne vous étonne pas le calendrier? Nous sommes à un mois d'une élection régionale alors que cette affaire a cinq ans."

Après le père, la fille. En pleine campagne pour les élections régionales, Marine Le Pen comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. La tête de liste FN pour les régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie est poursuivie pour "provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion". Face à elle, quatre associations, constituées parties civiles, dont l’Observatoire national contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM). La Licra s'est ajoutée ce lundi à la liste des plaignants.

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Marine Le Pen devra s’expliquer sur ses propos tenus en 2010. La présidente du Front national encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. A son arrivée au tribunal de Lyon, vers 13h30, elle a déclaré : "Il ne vous étonne pas le calendrier? Nous sommes à un mois d'une élection régionale alors que cette affaire a cinq ans." Et d'ajouter : "Je n'ai commis aucune infraction", tout sourire, à la foule de journalistes qui l'attendaient devant le bâtiment.

Ces mots avaient été prononcés lors d'une réunion publique de militants du Front National à Lyon.Alors en campagne pour la présidence du parti face au Lyonnais Bruno Gollnisch, la vice-président frontiste d'alors avait dénoncé les prières de rue des musulmans : "Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire", avait-elle déclaré, sous les applaudissements. "C'est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s'applique, c'est une occupation. Certes, il n'y a pas de blindés, pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants", avait-elle ajouté.

Après l’ouverture d’une information judiciaire en 2012, le Parlement européen avait voté la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, ouvrant ainsi la voie à une mise en examen, intervenue en juillet 2014. D’après les informations de BFM, Marine Le Pen a prévu de s’exprimer à l’issue de l’audience, qui pourrait durer jusqu'en fin d'après-midi. Ses détracteurs craignent donc qu'elle utilise ce procès pour en faire une tribune politique. "Je sais sur quel plan elle va se défendre: elle va essayer de porter confusion entre islamisme extrémiste et simple musulman. En réalité, elle vise évidemment les musulmans", souligne sur France 3 Samy Debah, président du Collectif contre l'islamophobie en France. A l’annonce de son renvoi devant la justice le mois dernier, la présidente du Front national avait confirmé sa présence: "Je ne vais pas rater une telle occasion", avait-t-elle promis.

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