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Marie-Noëlle Lienemann a fait savoir son désaccord avec Hollande
Marie-Noëlle Lienemann a fait savoir son désaccord avec Hollande
©Reuters

Frondeuse

Marie-Noëlle Lienemann : elle s'en prend à Hollande et demande un Congrès extraordinaire du PS

Invitée d'Europe 1 ce samedi, la sénatrice a notamment estimé que le président ne pourrait pas "tenir avec le seul soutien du Medef".

Marie-Noëlle Lienemann est une figure de l'aile gauche du Parti socialiste. Et depuis le début du quinquennat de François Hollande, elle n'hésite pas à faire part de ses désaccords avec certains aspects de la politique menée par l'exécutif. Ce samedi, la sénatrice de Paris était l'invitée d'Europe 1 et elle s'est une fois de plus montrée très critique envers le président. Ainsi elle a  jugé que, face au risque de "décrochage" de l'opinion et de sa majorité, François Hollande ne pourrait "pas tenir avec le seul soutien du Medef".

Alors que le Premier ministre, Manuel Valls, a demandé la veille "des initiatives" en faveur de l'investissement européen, Marie-Noëlle Lienemann a estimé :  "L'investissement européen ne se débloquera pas à court terme". Il faut "créer un rapport de forces. On ne peut pas continuer à faire en sorte que l'Allemagne décide toute seule, en fonction d'abord de ses propres intérêts". "Il faut desserrer l'étau des fameux 3% (du PIB), qui sont une absurdité qui date de 20 ans", a-t-elle dit à propos du plafond de déficit public établi par l'Union européenne. Puis, la socialiste s'est fendue d'un conseil au président de la République. "Nous sommes contributeurs nets à l'Union" européenne, "nous devons dire, comme l'a fait de Gaulle" et "Margaret Thatcher en son temps : 'maintenant, ça suffit'".

Puis, alors que l'Université d'été du PS à La Rochelle approche à  grands pas, Marie-Noëlle Lienemann a fait savoir qu'elle est partisane de l'organisation d'un Congrès extraordinaire, à la place des Etats généraux prévus prochainement. Et d'indiquer que si aucune date n'était encore connue, "c'est que, manifestement, la direction du PS et le président ont peur du vote des militants".

Pour autant, elle l'assure : "Je ne prends pas mes distances avec le Parti socialiste, c'est ceux qui refusent de donner la parole à ses militants et à ses cadres qui posent problème. Donc il n'y a pas de raison de quitter le PS". C'est dit. 

 

lu sur Europe 1

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