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A Fontgombault, sept conseillers sur dix ont voté la délibération qui s'oppose aux mariages homosexuels.
A Fontgombault, sept conseillers sur dix ont voté la délibération qui s'oppose aux mariages homosexuels.
©Reuters

Têtu

Mariage homosexuel : un maire refuse d'unir des couples et invoque "une loi naturelle supérieure"

L'élu de Fontgombault (Indre) menace de démissionner s'il devait être "contraint" de marier un couple homosexuel.

Jacques Tissier, maire divers-droite de Fontgombault (Indre), menace de démissionner s'il devait être "contraint" de marier un couple homosexuel. Selon la Nouvelle République, à l'origine de l'information, certains de ses adjoints et conseillers municipaux sont sur la même ligne. L'édile a ainsi fait voter une délibération pour s'opposer à la tenue de mariages entre personnes de même sexe dans son village, se référant à "une loi naturelle supérieure aux lois humaines".

Le document stipule que "le maire et ses adjoints ainsi que tous les conseillers qui ont voté cette délibération à bulletins secrets démissionneront de leurs fonctions de conseillers municipaux dans le cas où ils seraient contraints de procéder à un tel acte de mariage qu'ils désapprouvent formellement". Sept conseillers sur dix ont voté ce texte qui souligne que deux homosexuels "sont radicalement incapables de procréer un être humain [...] et par conséquent de l'éduquer à titre de parents dans l'altérité et la complémentarité".

Dans une déclaration datant du début de l'année, et relayée par Le Lab d'Europe 1, Jacques Tissier affirmait : "Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, quand les hommes se font les ennemis de Dieu".

Le 18 octobre, le Conseil constitutionnel a jugé que les maires et leurs adjoints, en tant qu'officiers d'état civil, ne peuvent pas bénéficier d'une "clause de conscience" et doivent célébrer les mariages de couples homosexuels. En cas de refus, les sanctions sont sévères : jusqu'à 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende et leur destitution par le préfet.

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