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"La GPA est et sera interdite en France" selon Manuel Valls.
"La GPA est et sera interdite en France" selon Manuel Valls.
©Reuters

Net et sans bavure

Manuel Valls sur la GPA : "Elle est et sera interdite en France"

Le Premier ministre s'exprime ce vendredi matin dans La Croix. Par ailleurs, il indique que "personne ne reviendra" sur l'avancée que constitue le mariage pour tous.

"Je comprends les inquiétudes et suis respectueux des convictions. Notre société est suffisamment fracturée pour que chacun d’entre nous cherche l’apaisement". Manuel Valls sait que la question de la famille est délicate. Il a donc mis les formes à son interview dans La Croix ce vendredi. Il s'est surtout évertué à rappeler les grandes bases de ce qu'il entend appliquer, notamment sur le mariage pour tous. "La société française a été et reste très largement favorable au mariage pour tous. Personne ne reviendra sur cette avancée, mais le débat a été très long, des responsables des cultes ont eu le sentiment de ne pas être bien traités. Peut-être avons-nous sous-estimé, à l’époque, le fait que dans une période de crise économique, de crise de confiance, de crise d’identité, ces débats pouvaient faire surgir des courants politiques, notamment de l’extrême droite" reconnaît-il.

Interrogé ensuite sur la gestation pour autrui, le Premier ministre est là aussi très clair. "La GPA est et sera interdite en France. C’est le choix très ferme du président de la République et de son gouvernement. La France n’a jamais varié sur ce sujet. Elle est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes" explique-t-il fermement.

Manuel Valls a ensuite répondu à une question concernant la condamnation de la France en juin dernier par la Cour européenne des droits de l’homme pour ne pas avoir reconnu la filiation d’enfants nés pargestation pour autrui. Sur ce sujet, il lâche : "la CEDH nous demande de veiller à ce que les enfants nés de mères porteuses jouissent de conditions d’existence conformes à leur intérêt. Ces enfants, en effet, ne sont pas responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent. Il y a donc trois questions en suspens que nous devons traiter : celle de leur protection (quel substitut à l’autorité parentale ?), celle de leur droit à hériter, celle de leur nationalité. Ces questions sont trop graves pour être envisagées dans l’urgence. Nous nous laissons le temps de la réflexion, dans l’intérêt des enfants et des familles".

Enfin concernant la proposition de Jean Leonetti de poursuivre en justice les parents recourant à la GPA et de lutter contre les filières, Manuel Valls répond : "Nous sommes déterminés à renforcer la répression des entremetteurs qui organisent, en réalité, un marché de l’humain, à la fois très organisé et très lucratif. Nous devons nous attaquer à ces filières, à ces officines qui chassent sur le territoire des États interdisant la GPA pour acquérir des parts de ce marché de l’humain de plus en plus attractif".

lu sur La Croix

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