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Manuel Valls, cible numéro 1 du Front National ?
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Stratégie de guerre

Manuel Valls, cible numéro 1 du Front National ?

Selon une éditorialiste d’Europe 1, la "tournée anti FN" du ministre de l’Intérieur lui aurait attiré la haine du parti de Marine Le Pen. Pour son plus grand bien.

Les municipales approchent. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, tâte le terrain en se rendant régulièrement dans les communes où le Front national serait susceptible de faire de bons scores. Une tournée qui aurait fait de lui, selon Caroline Roux, la cible numéro 1 du parti de Marine Le Pen. Ce mercredi, sur Europe1, l’éditorialiste politique de la radio a parlé "d’attaques réfléchies et planifiées", de la part du FN.

"Marine Le Pen n’est pas du genre à faire dans la nuance mais cette fois la charge est violente", a déclaré Caroline Roux. Selon cette dernière, la présidente du FN a accusé le ministre de l’Intérieur de théorie du complot. Elle aurait juré, de "sources policières" que Manuel Valls a créé un cabinet noir place Beauvau. Sa mission ? Analyser les discours du FN et étudier les profils de ses candidats. Marine Le Pen a également reproché à Valls d’être à l’origine des nombreux contrôles fiscaux qui se sont récemment abattus sur des membres de son parti. Autre axe de la stratégie, selon Caroline Roux : se placer en victime. Marine Le Pen a affirmé qu’on lui avait retiré sa protection policière sans la prévenir, après qu’elle ait été menacée à cause de l’affaire Clément Méric.

Ainsi, Manuel Valls serait-il le nouveau Némésis de la patronne du FN qui le cite à tout va. "Il utilise son ministère comme un petit dictateur", "il instaure un Etat policier", "il restreint la liberté d’expression", "il dissout les mouvements d’extrême droite mais ferme les yeux sur les groupuscules antifascistes", éructe-t-elle régulièrement.

Mais selon Caroline Roux, loin de nuire à Manuel Valls, cette haine lui ferait au contraire de la publicité. Etre la cible du Front national lui permettrait en effet de reconquérir une partie de la gauche qui lui reprochait d’être trop à droite. Jean-Luc Mélenchon, qui avait accusé le ministre de l’Intérieur d’être "contaminé par le FN", finira-t-il par revenir sur ses paroles ?  

Lu sur Europe1.fr

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