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Manuel Valls a expliqué qu'il fallait "libérer les énergies" pour que la France se redresse
Manuel Valls a expliqué qu'il fallait "libérer les énergies" pour que la France se redresse
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Grand oral

Manuel Valls : "On ne peut pas continuer avec ces fractures au sein de la gauche"

Le Premier ministre était l'invité de BFMTV/RMC ce jeudi matin. Il a défendu la politique menée par le gouvernement.

Après avoir évoqué la sécurité intérieure et affirmé qu'on est "pas à l'abri" d'un attentat en France, "qu'il existait un risque terroriste" même si "tout est fait pour éviter cela", Manuel Valls a été interrogé sur divers sujets ce jeudi matin sur BFMTV/RMC.

Sa remise de décoration mercredi par François Hollande

"C'est une tradition, et j'y suis attaché. Je veux garder la tête froide et on ne peut pas dire si je la mérite ou non. Ce que j'ai fait c'est que nous avons engagé des réformes sans précédent. La France est un grand pays. On a des atouts, des talents. La France ne décroche pas de la mondialistation. Il y a un mouvement de réformes pour permettre de libérer les énergies".

Les frondeurs dont Benoît Hamon et Aurélie Filippetti

"Je ne veux pas rentrer dans des querelles de personnes. Je réfléchis à l'avenir de la gauche. Dans ce moment difficile, de crise identitaire, face aux risques, il faut faire preuve de sang froid et de responsabilité. Chacun doit se poser une question : méritons-nous de gouverner ? Les Français attendent qu'on agisse sur le chômage, sur la croissance, sur tout ce qui est concret. Nous gouvernons et c'est difficile de changer. Mais parce que nous gouvernons, il faut changer. (...) Aujourd'hui, il faut agir sur la dépense publique. Cela n'a jamais été fait en France. Nous soutenons les entreprises comme jamais, 40 milliards pour les entreprises".

Les réformes engagées

"On peut corriger tel ou tel dispositif. Le CICE, ça marche, notamment pour les petites entreprises. Attendons que tout cela donne des résultats. Il ne faut pas tirer de conséquences hâtives. Une politique fiscale doit être stable, ce ne doit pas être la politique du zig zag. La politique économique doit être constante et ne doit pas être remise en question sans arrêt. (...) Il y a d'autres alternatives comme celle du FN ou de Nicolas Sarkozy mais je ne suis pas sûr que c'est cela qui marchera". 

Les débats au sein du parti socialiste

"Je suis socialiste depuis 1980. Je suis réformiste, profondemment. Ce qui m'intéresse c'est ce qui marche. Les sujets n'intéressent pas les Français. Si on m'avait lu avec plus de précisions. Il ne faut pas succomber à la petite phrase. Je dis qu'on ne peut pas continuer avec ces fractures au sein de la gauche, il faut construire une maison commune pour les forces progressistes. Nous devons changer et assumer ce que nous sommes en train de faire".

"La gauche passéiste, c'est celle qui refuse de regarder la réalité en face. Quand on est socialiste on le fait pour gouverner. On doit assumer les responsabilités données. Il y a des règles et il faut les respecter. Il est nécessaire de réformer. 

Une alliance avec le centre

"Le risque pour la gauche est de se retrouver derrière la droite, le FN. Il faut être capable de se rassembler, les socialistes et ensuite la gauche. Il n'y a rien de pire que de faire du sectarisme. Il faut apaiser, rassembler. Les clivages politiques d'hier sont aujourd'hui dépassés. Il y a des progressistes et les conservateurs. Il faut tendre la main à tous ceux qui veulent le progrès. Je pourrais gouverner avec le centre mais ce n'est pas d'actualité". 

Le contrat de travail

"Il faut libérer le marché du travail mais ce sont aux parteniares sociaux de dialoguer. C'est la marque de ce quinquennat. Les partenaires sociaux doivent avancer. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles il faut réfléchir. Il ne doit pas y avoir de sujets tabou dans tous les domaines même sur le chômage c'est pourquoi on discute sur l'allocation chômage.

La petite phrase de François Hollande

"Je ne me retrouve pas dans les idées de ceux qui veulent une VIème République. Je suis respectueux des institutions, du président de la République. Nous formons un tandem. Je respecte tout cela (...) Il n'y a pas la moindre critique vis à vis du président. Il a manié l'humour. Je suis au service de la France. Je suis au service des Français".

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