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Manuel Valls : "Je ne ferai jamais le "ni-ni" qui n'est pas une position responsable"
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Manuel Valls : "Je ne ferai jamais le "ni-ni" qui n'est pas une position responsable"

Le Premier ministre était l'invité d'Europe 1 ce lundi matin. Il est revenu sur la victoire du candidat PS dans le Doubs et a analysé la percée du FN.

La législative partielle dans le Doubs

"Frédéric Barbier est un très bon candidat de terrain, c'est ce qui a fait la différence. Je reste très lucide sur l'état de la France et le danger que représente le FN. Il est au porte du pouvoir. La digue n'est pas suffisamemment solide pour contenir la formation politique qui n'épouse pas les valeurs de la république. (...)  Il y a eu une mobilisation autour de Frédéric Barbier. Et certains élus UMP ont pris leur responsabilité. Si j'ai à voter pour un candidat UMP ou un candidat FN, je n'hésiterai jamais une seule seconde. Je ne ferai jamais le "ni-ni" qui n'est pas une position responsable. Chacun doit prendre ses responsabilités. Quand il s'agit des valeurs de la République, on ne transige pas".

La percée du FN

"Nous sommes sur le fil du rasoir d'où la responsabilité de la classe politique. Soit nous allons vers une solution dure que veut l'extrême-droite et la droite extrême, soit il y a une solution républicaine qui est ferme sur nos valeurs. Il faut rappeler les valeurs, toujours. Pendant des années, nous avons laissé la patrie, la République à d'autres. Nous n'avons pas suffisamment brandi ces thèmes. Sans résultat en matière de sécutité, d'emploi, de croissance, nous n'aurons pas la confiance des Français. Il faut être crédibles sur les résultats et sur les valeurs, sinon les électeurs ne viendront plus voter. 

La lutte contre le djihadisme

"Une religion ne peut pas imposer son discours dans nos quartiers. La laïcité doit l'emporter. Il faut que nous soyons vigilants là-dessus. 1 400 personnes ont été identifiées comme étant en lien avec des filières djihadistes. Ce phénomène qui n'est pas propre à la France, doit être combattu le temps qu'il le faudra. La mobilisation doit être totale. On ne peut pas accepter que cette radicalisation perdure". 

La situation économique

"Nous voulons une France forte et pour cela, il faut accélerer les réformes économiques. 2015 doit être l'année de la reprise économique. Nous devons soutenir nos entreprises. Nous ne devons pas relâcher nos efforts et continuer à mettre le paquet".

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