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Manifestation pro-palestinienne à Paris : appel au calme après les affrontements devant une synagogue
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Echauffourées

Manifestation pro-palestinienne à Paris : appel au calme après les affrontements devant une synagogue

Après les altercations qui ont eu lieu dimanche entre des membres de la communauté juive et des pro-palestiniens, le recteur de la Grande mosquée de Paris a appelé "l'opinion musulmane" au calme. Dans le même temps, une vidéo sur ce qui s'est passé rue de la Roquette circule.

Tout avait pourtant commencé dans le calme. Dimanche 13 juillet, une manifestation en soutien à la Palestine a eu lieu à Paris. Elle a démarré à 15 heures à Barbes. Vers 18 heures aucun incident n'avait encore était signalé et quelque 7 000 personnes, selon la police (30 000 selon les organisateurs), étaient en train d'évacuer le quartier de Bastille, quand un premier mouvement de foule a eu lieu à hauteur de la rue des Tournelles, qui abrite une synagogue. C'est alors que les altercations entre la communauté juive et les pro-palestiniens ont éclaté. D'après Michèle Sibony, vice-présidente de l’Union juive française pour la paix (UJFP), qui défilait, "sur le boulevard Beaumarchais, à la hauteur du croisement Chemin vert, quatre ou cinq types de la Ligue de Défense Juive juchés sur un banc, entourés de CRS, jetaient des projectiles et insultaient le manifestants"...

Dans une vidéo publiée sur le site participatif Citizenside, on voit des membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lancer des projectiles sur des adversaires pro-palestiniens aux cris de "Palestine on t'encule" et saccager une terrasse à quelques mètres de la synagogue de rue de la Roquette. Quelques minutes plus tard, les rôles sont inversés et les pro-palestiniens chargent les membres de la LDJ. Dans une autre vidéo publiée sur Instagram par le Secrétaire général du Conseil national du numérique Jean-Baptiste Soufron, qui se trouvait également à proximité des lieux, des pro-palestiniens visent leurs opposants, qui répliquent à leur tour.

D'après l'AFP, des CRS sont alors intervenus pour repousser les manifestants et mettre fin à un "début d'échauffourée" avec des membres de la communauté juive devant la synagogue de la Roquette. Cela a donc permis d'éviter toute intrusion dans les lieux de culte. Selon la police, deux membres de la communauté juive ont été légèrement blessés, ainsi que six membres des forces de l'ordre.

Vendredi 11 juillet au soir, un cocktail Molotov avait été lancé sur la synagogue d'Aulnay-Sous-Bois. Le lendemain, des altercations ont éclaté devant celle de Belleville. Pour Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France, "dans les mentalités, il y aura un avant et un après l’attaque de la synagogue de la Roquette". "C’est la France qui est attaquée à travers la communauté juive, avec la haine antisémite comme bruit de fond", a par ailleurs déclaré au Nouvel Observateur Haïm Korsia, le nouveau grand rabbin de France. Mais pour les organisateurs de la manifestation pro-palestinienne, la vérité est autre. "Je regrette que notre message de soutien au peuple palestinien ait été occulté par des violences que notre service d’ordre a tenté de contenir mais auxquels nous étions mal préparés", a déclaré Taymour Ahmed, porte-parole de l’Union générale des étudiants de Palestine (GUPS-Paris).

De nouvelles manifestations pro-palestiniennes sont annoncées pour ce mercredi 16 juillet à Paris et dans plusieurs villes de province. Suite aux débordements de dimanche, mardi 15 juillet, Manuel Valls a plaidé pour le "rassemblement" de la classe politique."Je souhaiterais que dans ces moments-là et face à des débordements tout à fait intolérables, il y ait de la part de la représentation nationale et de la part de tous les responsables politiques -- comme cela a été souvent le cas -- une capacité d'union et de rassemblement", a déclaré le Premier ministre. Dans le même temps, le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP), Dalil Boubakeur, a appelé "l'opinion musulmane" au calme et a demandé le "respect des lieux de culte sans exception". 

Lu sur Le Nouvel Observateur

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