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Macron fustige la "laïcité revancharde" utilisée comme "une arme" contre la religion musulmane
©Reuters

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Macron fustige la "laïcité revancharde" utilisée comme "une arme" contre la religion musulmane

"La laïcité n'a pas vocation à promouvoir une religion républicaine", estime Emmanuel Macron dans un entretien à Marianne.

Dans un débat avec Jean-François Kahn organisé par "Marianne", Emmanuel Macron se positionne sur le sujet de la laïcité, s'opposant vivement aux appels "à la discrétion" des musulmans de Jean-Pierre Chevènement et Manuel Valls.

Pour l'ancien ministre de l'Economie, "le débat politique ne doit pas faire de la laïcité une arme contre le monothéisme". Il déclare que "c'est très important de faire respecter la neutralité du service public", mais se dit contre l'interdiction du voile à l'université, par exemple. "Au titre d'une laïcité revancharde, on en vient à sortir des citoyens des lieux de la République et à les confiner à l'écart, sans enrayer la montée du fondamentalisme, ni conforter la laïcité", affirme-t-il.

"La laïcité n'a pas vocation à promouvoir une religion républicaine. La République est ce lieu magique et unique qui permet à des gens de vivre dans l'intensité de leur religion", poursuit-il.

Pour cette raison, il "dénonce" les appels à la discrétion envoyés à la communauté musulmane. "Et qu'on demande à des gens d'être des musulmans modérés ! Demanderait-on à des catholiques d'être modérés ? Non ! On demande à des gens de faire ce qu'ils veulent avec la religion pour eux-mêmes et d'être dans un rapport de respect absolu avec les règles de la République."

Alors que le fondateur de Marianne, Jean-François Kahn, lui fait remarquer que les musulmans qui "n'acceptent pas" que la loi républicaine passe avant la loi de Dieu "sont des extrémistes", Emmanuel Macron s'inscrit en faux. "Non, je ne suis pas d'accord. Dans le champ public, je ne leur demande qu'une seule chose : qu'ils respectent absolument les règles", lance-t-il.

Lu dans Marianne

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