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Loi Travail : François Rebsamen "n'aurait pas accepté" de porter la première version du texte
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Non merci

Loi Travail : François Rebsamen "n'aurait pas accepté" de porter la première version du texte

Le prédécesseur de Myriam El Khomri n'est pas tendre avec le gouvernement et sa méthode.

"Il est toujours difficile de faire oublier la première impression". Pour Les Echos, l'ancien ministre du Travail de Manuel Valls, François Rebsamen, revient sur la réforme portée par celle qui a finalement pris sa place, Myriam El Khomri. Selon lui, il y a eu un véritable "déficit de pédagogie" mais pas seulement. "La balance était déséquilibrée, avec trop de souplesse pour les entreprises et pas assez de garanties pour les salariés" explique-t-il avant d'affirmer, lapidaire, "si j’avais encore été rue de Grenelle, je n’aurais pas accepté de porter ce projet de loi en l’état".

Il convient néanmoins que "les corrections de bon aloi qui ont été apportées ont permis de rééquilibrer le texte" même si des "évolutions (lui) semblent encore nécessaires, notamment sur le licenciement." Pour autant, François Rebsamen prévient : "Même si je suis persuadé qu’un chef d’entreprise n’embauche pas en se demandant comment il pourra licencier, ce texte, en allégeant les charges administratives, peut aider à lever des freins psychologiques" souligne-t-il. "Mais il ne faut pas en attendre de miracle. Ce qui est sûr, c’est que le temps que la loi rentre en application, elle n’aura pas d’impact significatif avant la fin du quinquennat."

Il est par ailleurs revenu sur les chiffres du chômage, toujours très mauvais, reportant la faute sur Pôle Emploi. "Pôle emploi n’est pas un outil statistique fiable. Les chiffres erratiques transmis chaque mois le démontrent, avec des transferts entre catégories que Pôle emploi n’arrive pas à expliquer, des radiations qui évoluent au gré des relances par SMS, du nombre de rendez-vous des conseillers, etc. Tout cela alimente la suspicion et les accusations, pourtant infondées, de manipulation. C’est un outil à prendre en compte mais les chiffres du bureau international du travail et de l’Insee reflètent davantage la réalité économique et celle du chômage dans le pays."

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Lu sur Les Echos

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