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Les quartiers populaires : Emmanuel Macron appelle à une "mobilisation nationale"
©AFP

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Les quartiers populaires : Emmanuel Macron appelle à une "mobilisation nationale"

Ce mardi 14 novembre à Tourcoing, le chef de l'Etat a prononcé un discours sur la politique de la ville.

Ce mardi 14 novembre à Tourcoing, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la politique de la ville. Il a appelé à une "mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers". "Cette mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers, elle doit être celle du gouvernement, des collectivités territoriales, des associations, des entreprises, des intellectuels", a-t-il dit, promettant "un plan de bataille clair, avec une mobilisation pleine et entière".

L'expérimentation des emplois francs dès le 1er janvier 2018

Il a annoncé l'expérimentation des emplois francs dans une dizaine de territoires, dès le 1er janvier prochain. Déjà initiés dans des législatures précédentes, ces emplois concernent les jeunes de moins de 30 ans dans des quartiers populaires et permettent aux entreprises d'obtenir une prime. "Quand une entreprise prend un CDD de plus de deux ans ou un CDI quelqu'un venant qu'un quartier populaire, on l'encouragera" a-t-il expliqué.

Il est aussi revenu sur le gel des contrats aidés, mesure très critiquée par de nombreuses communes. "C'est un contrat à court terme subventionné par l'Etat. Sans qualification, sans formation. Personne ne veut d'un tel contrat ! Ceux qui les défendent n'en voudraient pas pour eux-mêmes", a répondu le chef d'Etat.

"Je ne confondrai jamais les quelques milliers de radicalisés et les millions d’habitants des quartiers populaires"

Par ailleurs, Emmanuel Macron a évoqué la radicalisation. "Je ne confondrai jamais les quelques milliers de radicalisés et les millions d’habitants des quartiers populaires", a déclaré le chef de l’Etat lors de son discours. Mais "dans nombre de ces territoires en difficulté, la radicalisation (…) a touché plusieurs milliers de nos jeunes ou de nos moins jeunes. Et elle doit nous conduire aussi à nous remettre en question, de manière indispensable", a-t-il martelé. "Cette radicalisation, elle s’est installée parce que la République a démissionné. Et que nous avons laissé dans de trop nombreuses communes, de trop nombreux quartiers, des représentants d’une religion transfigurée, déformée, qui portent la haine et le repli, apporter des solutions que la République n’apportait plus", a-t-il souligné.

"Une quinzaine de plans de lutte contre la radicalisation"

Et d'ajouter : "Parce que nous avons, dans des quartiers, fermé des écoles, supprimé de l’aide pour les plus âgés ou les plus jeunes et que des associations sont arrivées, qui ont proposé des solutions pour tout ça. Avec un visage enchanteur. Mais elles ont proposé à chaque fois en même temps de sortir nos concitoyens de la République et de l’histoire républicaine. C’est cela ce qu’ont fait les associations salafistes, les associations qui ont porté la radicalisation d’un islam et qui ont profondément fracturé nos quartiers". "Le combat que nous devons ici conduire, c’est évidemment de restaurer la République dans toutes ses composantes".

>>> À lire aussi : Appel de Grigny : comment refonder une politique de la ville efficace après 40 ans d'errance ?

"L’action que nous mènerons sera, vous l’avez compris, dans tous nos quartiers de rétablir chacun des pans de nos politiques mais, dans le même temps, pour répondre à cette radicalisation, d’avoir, dans les quelques dizaines de quartiers où elle s’est concentrée, une politique profondément exigeante, rigoureuse et parfois autoritaire, je l’assume, de fermeture des structures inacceptables, de rétablissement des comportements républicains", a-t-il déclaré, promettant "une quinzaine de plans de lutte contre la radicalisation" d'ici au début de l'année 2018.

 

 

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