Les députés refusent d’inscrire la sortie du glyphosate dans la loi | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Les députés refusent d’inscrire la sortie du glyphosate dans la loi
©JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Environnement

Les députés refusent d’inscrire la sortie du glyphosate dans la loi

Le glyphosate doit être interdit en France "au plus tard dans 3 ans", avait déclaré Emmanuel Macron. L'Assemblée rejette les amendements visant à graver cette promesse de campagne dans le marbre.

L'engagement d'Emmanuel Macron d'interdire le glyphosate en France dans trois ans demeure, même s'il n'est pas inscrit dans la loi, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement après le rejet par l’Assemblée Nationale des amendements qui visent à graver dans la loi agriculture et alimentation, l'interdiction du glyphosate effective 2021.

"L'inscrire dans la loi, c'est relancer des tensions"

C'est l'herbicide le plus utilisé en France, et il est jugé cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé. Mais dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 mai, les députés, y compris de La République En Marche (LREM), ont refusé d’approuver les textes qui leur ont été soumis. Suite à la décision de l'Union Européenne en novembre de reconduire la licence de cet herbicide controversé pour 5 ans, le chef de l’Etat s'était engagé à interdire en France la substance active des produits Roundup de Monsanto, "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans".

"L'inscrire dans la loi, c'est relancer des tensions", a déclaré Jean-Baptiste Moreau, député creusois LREM, et lui-même agriculteur. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert à quand à lui déclaré dans l’hémicycle qu’Emmanuel Macron avait “fixé un objectif ambitieux et pragmatique" et qu’ils persévéraient dans la recherches sur les alternatives. L’association environnementale parisienne Générations futures, compte désormais sur le Sénat pour réintroduire l’engagement présidentiel dans le projet de loi. Les défenseurs écologiques ne devraient pas tarder à réagir.

Lu sur le Parisien

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !