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Les confidences de François Hollande au JT de 20 Heures de France 2
©JOEL SAGET / AFP

François Hollande au 20H de France 2

Les confidences de François Hollande au JT de 20 Heures de France 2

L'ancien président de la République, François Hollande, était l'invité exceptionnel du journal télévisé de 20 Heures d'Anne-Sophie Lapix.

François Hollande était l'invité d'Anne-Sophie Lapix lors du JT de 20 Heures en ce mardi 10 avril. L'ancien chef de l'Etat publie cette semaine un nouveau livre, Les leçons du pouvoir, chez Stock. La parole du président de la République de 2012 à 2017, qui a assisté à l'ascension fulgurante de son dauphin (Emmanuel Macron), était très attendue.   

François Hollande a commencé son interview en défendant son bilan.

"Je ne suis pas là pour dissimuler les erreurs, les échecs. J'ai la responsabilité de ce bilan, je ne peux demander à d'autres de le faire à ma place. (...) Aujourd'hui, je ne poursuis aucun intérêt partisan. Je suis un citoyen, pas comme les autres car je suis un ancien président."

L'ancien Premier Secrétaire du Parti Socialiste a notamment évoqué la situation délicate des comptes publics.

"Je dois battre ma coulpe (...). Dans un premier temps, la politique pour redresser les comptes publics a conduit à davantage d'impôts. Pas seulement pour les plus favorisés : je pense aux heures supplémentaires. Il fallait un appel à la solidarité pour redresser nos comptes."

François Hollande s'est montré très critique sur la confiance qu'il avait en Emmanuel Macron, alors que ce dernier était encore son conseiller.

"Si je n'avais pas été séduit [par Emmanuel Macron], je ne l'aurais pas choisi comme conseiller ou ministre. Mais je crois que la confiance est indispensable dans les relations humaines. Je ne dis pas qu'il n'a pas de talent."

L'ancien compagnon de Ségolène Royal est revenu sur la dernière polémique concernant Emmanuel Macron, qui a jugé hier que la relation entre l'Eglise et l'Etat était abimée.

"Parler aux cultes, aux juifs, aux musulmans, aux catholiques, cela fait partie de l'exercice du pouvoir. (...) Ce qui me surprend, ici, c'est qu'il ait pu dire qu'il y avait une relation 'abîmée' entre l'Eglise et l'Etat. De quoi parle-t-il ? Du mariage pour tous ? Du remboursement intégral de l'IVG ? De la loi sur la fin de vie ? Il est tout à fait indispensable de consulter, mais c'était à l'Etat de faire passer un message de droit et de libertés."

L'ancien chef de l'Etat a également évoqué la situation en Syrie.

"Aujourd'hui, il y a eu une nouvelle utilisation des armes chimiques. Des lignes rouges avaient été fixées, elles ont été violées. Dans ces cas-là, la seule réaction à avoir est une frappe. Je fais confiance à Emmanuel Macron, mais ne rien faire serait une impunité pour Bachar Al-Assad."

Selon François Hollande, la grève à la SNCF et la réforme du gouvernement dans le secteur ferroviaire résulte d'un manque de méthode et de concertation de la part de l'exécutif.

"Chaque fois qu'une réforme se fait dans la négociation, elle est comprise."

L'ancien Premier secrétaire du Parti Socialiste estime qu'Emmanuel Macron récolte les fruits de sa politique, sur la baisse du taux de chômage et les promesses d'un rebond du marché de l'emploi à l'avenir.  François Hollande estime ainsi avoir sa part de responsabilité dans l'amélioration relative de la situation du marché du travail.

"Le taux de chômage a baissé, c'est incontestable. (...) De quel pays ai-je reçu l'héritage ? D'un pays qui avait une compétitivité réduite à presque rien, un pays qui détruisait de l'emploi. S'il y a des résultats aujourd'hui, j'en suis heureux."

Reste à savoir si les Français ont trouvé l'ancien chef de l'Etat convaincant dans cet exercice ce mardi soir face à la journaliste Anne-Sophie Lapix. François Hollande a ainsi tenté de court-circuiter le plan de communication et la grande semaine d'entretiens et d'interviews d'Emmanuel Macron.

Le président de la République va en effet accorder un entretien d'une heure aux côtés de Jean-Pierre Pernaut, le jeudi 12 avril lors du JT de 13 Heures. Le lieu de ce grand oral présidentiel sera également atypique, le chef de l'Etat sera interrogé par Jean-Pierre Pernaut depuis une école de Berd'Huis, un village dans l'Orne. Emmanuel Macron sera également face aux journalistes Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin ce dimanche 15 avril à 20h35 pour deux heures d'interview, en direct sur Mediapart, RMC et BFMTV.  

Lu sur France Info

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