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Législatives : Benoît Hamon pense que Manuel Valls a été "élu" par Emmanuel Macron
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Législatives : Benoît Hamon pense que Manuel Valls a été "élu" par Emmanuel Macron

"Macron a choisi les socialistes qu'il voulait avoir à l'Assemblée nationale. Il ne leur a pas mis de candidat en face", a expliqué l'ex-candidat à la présidentielle.

Invité du Gros Journal de Canal + ce mardi 13 juin, Benoît Hamon a commenté le score de Manuel Valls au premier tour des élections législatives ce dimanche. Et selon le candidat socialiste déchu à la présidentielle, l'ex-Premier ministre ne tient sa survie qu’au président lui-même. "Il a été distingué, élu par Macron. Macron a choisi les socialistes qu'il voulait avoir à l'Assemblée nationale. Il ne leur a pas mis de candidat en face", a expliqué Benoît Hamon. "En les choisissant, il les ligote, et je pense qu'il a choisi en plus ceux dont il estime qu'ils seront incapables d'incarner à un moment une menace pour lui", a déclaré celui qui soutient au second tour des élections législatives l'adversaire de Manuel Valls dans l'Essonne, Farida Amrani, la candidate de La France insoumise.

Macron "a réussi à faire l’unité de gens qui surjouaient les clivages là où il n’y en avait pas"

En outre, Benoît Hamon a montré que l’ancien chef du gouvernement de François Hollande "s'est éloigné de la gauche". "Faites-moi la différence sur les questions économiques entre un Le Maire, un Juppé et Valls ?", a demandé le vainqueur de la primaire de la gauche. "Bien sûr que ça s’additionne. Tous les députés dits 'de gauche'  qui ont rejoint Macron sur les questions économiques, ils sont d’accord avec tous les députés de droite. Il a réussi à faire l’unité de gens qui surjouaient les clivages là où il n’y en avait pas", a-t-il affirmé.

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"La réalité, c’est qu’ils étaient d’accord sur les principales mesures économiques. Sur le contrat de travail, ils sont d’accord. Sur le licenciement, ils sont d’accord. Sur le financement de la sécurité sociale, ils sont d’accord. Macron dit une chose qui est juste : 'Mais en fait, c’est pipeau ces clivages. Vous surjouez mais en réalité, vous êtes d’accord sur l’essentiel, juste il y a une question d’intensité, de rythme sur lesquels vous êtes en désaccord.' Et là-dessus, il a réussi à réunifier des gens qui, effectivement, dans deux partis différents, Les Républicains et le Parti socialiste, défendaient des gros morceaux de programme en commun", a conclu Benoît Hamon. 

Lu sur Le Lab

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