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Le Vatican punit les "voleurs" de l’affaire Vatileaks 2
©Reuters

Infidèles

Le Vatican punit les "voleurs" de l’affaire Vatileaks 2

Les peines de prison ont été requises contre les cinq accusés de l’affaire des fuites de documents confidentiels sur la réforme économique du Vatican.

Ce 4 juillet, les réquisitoires sont tombés dans l'affaire du « Vatileaks 2 ».  Elle concerne la fuite de documents confidentiels portant sur la réforme économique et financière du Vatican conduite au début du pontificat de François.

Francesca Chaouqui, la principale accusée dans ce procès devant le tribunal de l’État de la Cité du Vatican, a été considérée « l’inspiratrice et la responsable des conduites contestées ». Le ministère public a requis trois années et neuf mois de réclusion pour cette ancienne consultante en communication. Contre Mgr Vallejo Balda, un autre membre du personnel du Vatican, ont été requis trois ans et un mois de prison. Le prêtre espagnol, qui siégeait comme Francesca Chaouqui dans la commission constituée par le pape François pour proposer une réforme de la gestion du Vatican, a déjà été incarcéré depuis le début de l’affaire qui a éclaté fin octobre 2015. Quant à Nicola Maio, collaborateur de Mgr Balda, une peine d'un an et neuf mois a été requise. Une peine allégée car Nicola Maio aurait eu un « rôle limité » dans l’affaire.

Un des journalistes échappe à la punition

Le réquisitoire était aussi attendu pour les deux journalistes italiens, extérieurs au Vatican, qui ont chacun publié simultanément un livre à partir des documents divulgués. Le Vatican a demandé une année de prison avec sursis pour Gianluigi Nuzzi, déjà impliqué dans la première affaire Vatileaks. Emiliano Fittipaldi, quant à lui, a bénéficié d’un non-lieu « pour insuffisances de preuves ». Le procès, qui dure depuis le 24 novembre 2015, reprendra les 5 et 6 juillet pour entendre la défense des accusés avant le jugement final.

Le tribunal du Vatican s’appuie sur la loi vaticane du 11 juillet 2013, qui punit le délit de divulgation d’informations dites réservées. Cette loi avait été établie suite à la première affaire Vatileaks survenue en 2012 : la fuite de documents de Benoît XVI par son majordome, Paolo Gabriele, qui alimenta un précédent livre de Gianluigi Nuzzi, Sa Sainteté (éd. Privé).

Lu sur La Croix

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