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Le régime d'austérité drastique que Bercy se prescrit à lui-même
©Reuters

Du mal à passer...

Le régime d'austérité drastique que Bercy se prescrit à lui-même

Le ministère de l'Economie s'érige en modèle de la gestion financière. Quitte à rendre le travail des agents plus compliqué, souligne le Figaro.

C'est le retour du bâton. A trop couper, il devient difficile de différencier la maîtrise des comptes avec une cure d'austérité bête et méchante. C'est le constat de beaucoup d'agents des impôts, installés dans le temple de Bercy, comme le raconte un reportage du Figaro. Depuis quelques années, le ministère est en pointe sur les économies : les abonnements presse ont considérablement été réduits et seuls les collaborateurs directs du ministre peuvent en choisir deux au choix. Finis les notes de frais au restaurant ou la business class lors des voyages d'affaires, désormais, tout le monde se serre la ceinture. Une politique de bon sens quand on sait que la France est une grande dépensière. Mais si les hauts-fonctionnaires devront faire l'effort de payer eux-même leurs journaux, les agents subissent les coups de rabot au quotidien. "Nous sommes la seule administration où l'on ne remplace pas deux départs à la retraite sur trois depuis des années" se plaint ainsi un des locataires du ministère.

Les anecdotes pleuvent : les agents qui se déplacent pour des contrôles fiscaux doivent payer leur parking et même le péage, tout le long de l'année. Certains chefs de services doivent payer eux-même le papier toilette manquant en fin de mois. Quant aux conférences téléphoniques, elles se font sur Skype...Des petits soucis qui s'accumulent et s'ajoutent à de plus importants : hausse des menaces faites aux agents d’accueil, faut d'avoir plus de personnel, diminution des bateaux pour les douanes... "Cette politique, qui permet d'adapter en cohérence les missions et les moyens, est la seule qui permette à notre ministère de pouvoir relever à terme les défis d'adaptation auquel nous sommes confrontés" se justifie Michel Sapin. A Bercy, les économies passent mal.

Lu sur le Figaro

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