Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du "menteur en politique". Crée en janvier 2015, par le politologue Thomas Guénolé, ce prix satirique remis par un jury composé de journalistes de L'Express, du Figaro, de Libération ou encore du Point nomme en début d'année les plus gros "mensonges politiques de l'année précédente". En 2016, le maire de Béziers succède donc à Marine Le Pen. Mais pourquoi lui ? Il a été choisi pour "son incroyable constance dans le mensonge lorsqu'il évoque l'immigration" et ses nombreuses déclarations erronées sur les migrants, rapporte Le Point. Quelques exemples : il a affirmé qu'un festival réservait une zone aux femmes à cause des migrants. En octobre, il a annoncé qu'"au lieu de faire des cours de français [à l'école]", on apprend aux enfants "le turc et l'arabe". In fine, selon lui 75% de l'immigration actuelle seraient de l'origine turque et maghrébine.