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La stratégie de Marine Le Pen mise à mal par des affaires de violence et une désastreuse tournée au Canada
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La stratégie de Marine Le Pen mise à mal par des affaires de violence et une désastreuse tournée au Canada

La présidente du Front national a enregistré plusieurs déconvenues lors de sa visite. Et une affaire impliquant un groupuscule d’extrême droite pourrait également l’embarrasser.

Une dédiabolisation qui tourne au ralenti. Alors que Marine Le Pen tente de rendre son parti le plus lisse possible, des affaires viennent perturber sérieusement cette stratégie. Lundi 21 mars, Mediapart a publié des images de l'agression d'Edouard Klein par Logan Dijan. Ce dernier est le chef du GUD ("Groupe union défense"), un groupuscule d'extrême droite réputé pour des actions violentes. Avec quatre acolytes, ils ont passé à tabac Edouard Klein, ancien responsable du groupuscule, car il aurait "trop parlé".

Dijan et un autre assaillant ont été mis en examen pour "violences aggravées" après une plainte déposée par la victime, puis placés en détention provisoire. Mais les deux agresseurs ont été libérés sous caution, fixée à 25 000 euros chacun. Et selon Mediapart, les enquêteurs s'interrogent sur l'origine de cette somme, qui aurait été versée par Axel Loustau, par ailleurs conseiller régional frontiste. Mais ce dernier affirme qu'il n'a rien à voir avec le paiement de cette caution.

Ces révélations tombent au plus mal alors que le voyage de Marine Le Pen au Canada s'avère être un échec retentissant. Alors qu'elle souhaitait acquérir une véritable image internationale avec ce voyage à l'étranger, la présidente du FN est allée de déceptions en déceptions. Le passage de l’eurodéputée a été ponctué de plusieurs manifestations de militants antifascistes. Par ailleurs, ses prestations télévisuelles sur les plateaux locaux n'ont pas convaincu. La fille de Jean-Marie Le Pen a critiqué de manière véhémente la classe politique canadienne, "pleine de bons sentiments", acquise "à l'immigration massive, à l'ouverture totale, à la soumission à tous les traités de libre-échange". Des attaques très mal vues par la presse notamment dans un pays qui se veut extrêmement tolérant.

>>>> A LIRE AUSSI : Et sinon, à part tâter le derrière des vaches, à quoi s’occupe Marine Le Pen en ce moment (et pourquoi ça nous concerne tous) ?

Lu sur Mediapart

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