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La police française submergée : le syndicat Alliance dénonce l'impayé de 1,3 million d’heures supplémentaires
©Reuters

S.O.S

La police française submergée : le syndicat Alliance dénonce l'impayé de 1,3 million d’heures supplémentaires

"Ce sont des milliers et des milliers d'heures par fonctionnaire qui se sont accumulées, avec des cadences souvent infernales, des récupérations souvent impossibles" dénonce Jean-Claude Delage.

La police française est à bout de force et appelle le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à reconsidérer sa situation. Selon France Info, le manque d'effectifs et le renforcement du plan Vigipirate depuis les attentats de Paris, ont conduit les policiers à travailler à un rythme effréné. 14 policiers du Service de la protection, celui emprunté par les personnalités importantes, seraient prêts à déposer plainte "pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé" selon le site. Le Syndicat Alliance dénonce l'impayé de 1,3 million d'heures supplémentaires.

"Il faudrait prendre en compte ce qu'ils ressentent, a déclaré Jean-Claude Delage, patron du syndicat de policiers Alliance. Ça éviterait peut-être justement que des fonctionnaires aillent saisir, par l'intermédiaire d'un avocat, la Justice pour exprimer le mal-être qu'ils vivent dans ce service qui a toujours été considéré comme un service d'élite et où on n'a jamais connu, jusqu'à présent, un tel malaise. Ce sont des milliers et des milliers d'heures par fonctionnaire qui se sont accumulées, avec des cadences souvent infernales, des récupérations souvent impossibles. Tout ça jusqu'à épuisement du fonctionnaire".

Un Haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur aurait, sous couvert d'anonymat, expliqué que la police s'était vue dans l'obligation de faire des choix : "Après les attentats de janvier, nous avons levé le pied sur les contrôles routiers. On ne se déplace plus également pour des tapages nocturnes en région parisienne. Peut-être que les gendarmes le font encore mais nous, nous n'en avons plus les moyens. Le manque d'effectifs est une réalité que l'on ne peut pas nier".

 

Lu sur France Info

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