La femme du bloggeur saoudien condamné pour "insulte à l'islam" craint qu'il ne résiste pas aux 50 prochains coups de fouet | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
La femme du bloggeur saoudien condamné pour "insulte à l'islam" craint qu'il ne résiste pas aux 50 prochains coups de fouet
©

Inquiétant

La femme du bloggeur saoudien condamné pour "insulte à l'islam" craint qu'il ne résiste pas aux 50 prochains coups de fouet

Raïf Badawi avait été condamné à 1000 coups de fouets et dix d'emprisonnement. Sa sentence a commencé le 9 janvier dernier.

Alors que tous les yeux du monde étaient braqués sur les attentats de Charlie Hebdo, un bloggeur saoudien subissait la première partie de sa peine, le 9 janvier, pour avoir créé un forum de débat public et "insulté l'islam" selon les autorités du Royaume. La sentence est lourde : Dix ans de prison et 1000 coups de fouets, divisés en 50 coups par semaines pendant près de 5 mois.

Malgré les protestations internationales, la nouvelle salve devrait avoir lieu vendredi 16 janvier mais la femme de Raïf Badawi craint qu'il ne puisse pas résister aux nouveaux coups. "Raïf m'a dit qu'il souffrait énormément après la première flagellation. Sa santé est en danger" insiste-elle auprès d'Amnesty International depuis le Canada où elle s'est réfugiée avec ses trois enfants. "La pression internationale est cruciale. Je crois que si nous continuons, cela va finir par payer" affirme-t-elle.

Le tribunal pénal de Djedda reproche au bloggeur d'avoir "créé et administré un forum en ligne où ont été publiés des billets anonymes considérés comme offensants à l'égard de l'islam," Précise Amnesty International.

Le fouet est une peine répandue en Arabie Saoudite notamment pour des rapports sexuels hors mariage ou pour la consommation d'alcool. Mais, une peine aussi lourde est rare dans le pays et les ONG ont bondi l'année dernière lorsque le jugement a été rendu, d'autant plus que la peine a débuté en plein débat sur la liberté d'expression en France et dans le monde. Le numéro 2 de la diplomatie saoudienne est même venu défiler lors de la marche républicaine du dimanche 11 janvier. Les autorités françaises n'ont pas encore réagi sur le sujet.

Lu sur The Guardian

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !