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L'Inde, acheteur du Rafale, a besoin de 200 à 250 avions de plus dans la catégorie, selon le chef d'état-major de l'armée de l'air
©Reuters

Gros contrat

L'Inde, acheteur du Rafale, a besoin de 200 à 250 avions de plus dans la catégorie, selon le chef d'état-major de l'armée de l'air

Jusqu'à présent, l'Inde n'a commandé que 36 appareils, mais ses besoins seraient beaucoup plus importants.

Pour le maréchal de l'air Arup Raha, chef d'état-major de l'armée de l'air indienne, qui considère que le Rafale est un appareil avec "des capacités phénoménales" qui "montrera sa valeur dans n'importe quelle situation", l'Inde devra se doter de 200 à 250 chasseurs de plus dans la catégorie, une déclaration qui doit forcément faire saliver chez Dassault Aviation, alors que l'Inde vient déjà de signer un contrat pour 36 chasseurs français. 

Pour le maréchal Raha, si l'Inde est confortablement dotée en chasseurs lourds avec son Sukhoi Su-30 MKI, elle aura besoin de beaucoup plus de chasseurs dans la catégorie poids-moyen qui est celle du Rafale. Il a pris garde de préciser que la compétition pour un tel méga-contrat est ouverte et que, malgré le choix précédent du Rafale par l'armée de l'air indienne, celui-ci ne serait pas automatiquement choisi.

La génération précédente d'appareils indiens arrive à l'âge de la retraite, dans un contexte international de plus en plus incertain le parc doit être renouvelé, et de nombreux équipementiers surveillent avec attention les décisions du gouvernement indien. L'Inde a déjà formellement demandé des informations sur des modèles d'avions de chasse mono-réacteurs comme le Lockheed Martin F-16 et le Saab Gripen, mais les remarques du maréchal Raha sur le Rafale indiqueraient que la compétition peut être également ouverte aux bi-réacteurs comme le fleuron français, ou encore le F/A-18 de Boeing.   

"Sur les 10 prochaines années, nous avons besoin de 200 à 250 appareils. Il faut un équilibre. Dans la catégorie poids-louds, nous avons ce qu'il nous faut. Mais dans la catégorie poids-moyen, il nous en faut plus. Oui, environ 200, ça sera très bien", a-t-il déclaré. 

Ne nous emballons pas toutefois : le gouvernement doit encore définir ses règles d'appels d'offres pour la défense, dénommés "partenariats stratégiques" et qui exigent notamment que les appareils en question soient construits en Inde. Le ministère de la Défense doit définir ces règles avant qu'une offre formelle de marché public puisse être lancée. 

Lu sur le India Times

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