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La Commission a demandé à Paris de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites.

Pression

L'Europe adresse à Paris une liste de réformes à mener : "la Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire", répond Hollande

La Commission européenne a exigé mercredi de la France des réformes, notamment des retraites et du marché du travail, en échange d'un délai de deux ans pour ramener son déficit sous la barre des 3%.

A lire sur ce sujet : Les contraintes imposées par Bruxelles à la France relèvent-elles du simple bon sens ou de la projection d'une idéologie contestable ?

Donnant donnant. En échange d'un délai de deux ans accordé à la France pour ramener son déficit dans les clous européens (3%), la Commission européenne a exigé, mercredi, des réformes. Bruxelles a ainsi demandé à Paris de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites et le ramener à l’équilibre "pour 2020 au plus tard", explique le Nouvel Observateur.

L'exécutif européen a recommandé à Paris "d'adapter les règles d'indexation, les âges minimum et de taux plein, la période de contribution et les régimes spéciaux, mais en évitant d'augmenter les contributions des employeurs". Le gouvernement français veut proposer à l'automne une nouvelle réforme des retraites, qui prévoit un allongement de la durée de cotisation, mais pas de nouveau recul de l'âge légal, rappelle l'AFP.

Des recommandations sous forme de feuille de route qui ne plaisent guère à François Hollande : "La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics", a répondu le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement à Rodez mercredi, rapporte Le Point. "Pour ce qui concerne les réformes structurelles, notamment les réformes de retraites, c'est à nous et à nous seuls de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l'objectif", a insisté le président.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a de son côté assuré que le pays mènerait ses réformes "à (sa) manière". "Nous sommes dans la droite ligne de ce qui avait été annoncé" et "la France va respecter ses engagements", a ajouté le Premier ministre, qui s’exprimait à l’issue d’une rencontre à Matignon avec l’ancien Chancelier allemand Helmut Schmidt. 

Les recommandations de la Commission seront discutées lors du prochain sommet européen fin juin, avant d'être approuvées par les ministres des Finances des 27.

Lu sur le Nouvel Observateur
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