L'Autorité de la concurrence a autorisé la fusion entre Fnac et Darty, sous réserve de la cession de six magasins à Paris et dans la région parisienne. Ce sont des cessions beaucoup moins importantes que ce que certains envisageaient. La fusion intervient après plusieurs mois de batailles entre la Fnac et Conforama pour prendre le contrôle du distributeur d'électronique et d'électroménager. Le régulateur a été indulgent car il a pris en compte le e-commerce dans son appréciation des conséquences de la fusion sur la concurrence, une requête de la Fnac que l'autorité a jugé "logique". En effet, le e-commerce a aujourd'hui de fortes parts de marché dans les produits vendus par la Fnac et Darty--l'impact d'internet est même avancé comme la raison principale pour le rapprochement des groupes, qui ont besoin de dégager des économies d'échelles. La part de marché de la Fnac et Darty a donc mécaniquement baissé dans les calculs de l'autorité.