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L'Arabie saoudite décide d’abolir la peine de flagellation
©FETHI BELAID / AFP

(R)évolution

L'Arabie saoudite décide d’abolir la peine de flagellation

L'Arabie saoudite a aboli la peine de flagellation pour "se conformer aux normes internationales des droits humains (contre) les châtiments corporels", selon un document de la Cour suprême.

L’Arabie saoudite vient de prendre une décision majeure sur la question des droits de l’homme. Le royaume ultraconservateur, très critiqué par les ONG en raison des violations des droits humains, a donc décidé d’abolir la peine de flagellation. Cette peine était applicable en cas de meurtre, d'atteinte à "l'ordre public" ou même pour des relations extra-conjugales.

Le blogueur saoudien Raif Badawi avait notammen été condamné en 2014 à 1.000 coups de fouet et à 10 ans de prison pour "insulte" à l'islam. En 2015, il a obtenu le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, décerné par le Parlement européen qui avait appelé à sa libération "immédiate".

Cette décision a été officialisée dans un document de la Cour suprême. Aucune date officielle d’application n’a été dévoilée mais l’entrée en vigueur de cette décision serait donc imminente : 

"La Cour suprême a décidé en avril de supprimer la flagellation parmi les peines que peuvent décider les juges". 

Les magistrats devront désormais choisir entre une peine de prison, des amendes ou bien encore des peines alternatives comme les travaux d'intérêt général, pour "se conformer aux normes internationales des droits humains (qui prohibent) les châtiments corporels".

Cette décision intervient, selon ce document, dans le cadre "des réformes et avancées réalisées en matière de droits humains" sous la supervision du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Cette annonce de la suppression de la flagellation intervient au lendemain de vives critiques d'ONG contre le royaume, après la mort en prison des suites d'un AVC du militant des droits humains Abdallah al-Hamid, qui purgeait une peine de 11 ans pour avoir "rompu l'allégeance" au roi saoudien, "incité au désordre" et qui aurait cherché à déstabiliser la sécurité de l'Etat, selon les autorités et d’après des informations d’Amnesty International.

Le Monde

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