Kadhafi-Sarkozy : "au moins quinze fautes" sur la note qui accuse Sarkozy d'avoir reçu des fonds libyens, selon un témoin clef | Atlantico.fr
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Le colonel Kadhafi aurait versé 50 millions d'euros à Nicolas Sarkozy, selon Mediapart.
Le colonel Kadhafi aurait versé 50 millions d'euros à Nicolas Sarkozy, selon Mediapart.
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Retournement de situation

Kadhafi-Sarkozy : "au moins quinze fautes" sur la note qui accuse Sarkozy d'avoir reçu des fonds libyens, selon un témoin clef

Depuis 2012, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir reçu des fonds occultes du colonel Kadhafi. Mais selon un témoin interrogé par Vanity Fair, la note publiée par Mediapart et censée en apporter la preuve serait un faux.

L'ancien président est accusé depuis 2012 d'avoir bénéficié d'un financement de 50 millions d'euros du colonel Kadhafi pour financer sa campagne de 2007. Parmi les éléments à charge, une note publiée par Mediapart durant l'entre deux tours en 2012. Or, Jomode Elie Getty, l'émissaire officiel du procureur général de Tripoli pour la récupération des avoirs libyens détournés en Europe, affirme que le document accusateur est un faux.

Il a été entendu les 23 mars et 17 avril dernier par les gendarmes de la section de recherches de Paris et a dans la foulée donné une interview au magazine Vanity Fair. Il y déclare : "J’ai relevé au moins quinze fautes sur la note reproduite par Mediapart". Il explique notamment que sur la note publiée par Mediapart, le cadre et les armoiries des documents officiels libyens sont presque entièrement effacés alors que le texte, lui, est parfaitement net. Ce contraste très fort -qui pourrait être dû au fait que le texte a été apposé sur un courrier maquillé- est pour lui "la preuve que celui qui a fabriqué cette note voulait empêcher qu’on repère les inexactitudes".

'Je ne dois rien à Sarkozy, je n’ai aucun lien avec lui. Mais je ne veux pas laisser le mensonge se répandre. Ce que je fais, ce n’est pas pour lui, c’est pour la vérité", explique l'homme, qui a milité contre la dictature kadhafiste et été lui-même la cible de l’espionnage libyen.

Lu sur Vanity Fair

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