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Jean-Marie Le Pen raconte avoir tenté de faire évader Jean Bastien-Thiry par hélicoptère en 1963
©FRANCK PENNANT / AFP

Secret bien gardé

Jean-Marie Le Pen raconte avoir tenté de faire évader Jean Bastien-Thiry par hélicoptère en 1963

Jean Bastien-Thiry a finalement été fusillé en mars 1963 pour avoir organisé et dirigé l'attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, dans le but d'assassiner le général de Gaulle.

C'est un témoignage étonnant et inattendu : Jean-Marie Le Pen raconte ce samedi dans le Figaro comment il a tenté, en 1963, de faire évader par hélicoptère Jean Bastien-Thiry, condamné à mort pour sa participation à l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle.

Cet ingénieur militaire en chef de l'air (lieutenant-colonel) avait organisé et dirigé l'attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, dans le but d'assassiner le général de Gaulle, alors président de la République. Bastien-Thiry a été arrêté le 17 septembre 1962 et condamné à mort par un tribunal d'exception, la Cour militaire de justice.

Dans cet entretien, le fondateur du Front national déclare que la première tentative de faire évader un détenu par hélicoptère était de son fait et avait été imaginée pour sortir Bastien-Thiry, condamné à mort.

"L'opération était prête", jure-t-il. "On a loué un hélicoptère. On avait prévu qu'un type à nous prenne les commandes", explique celui qui n'était pas encore le fondateur du Front national."On y a renoncé parce que, la veille dans l'après-midi, Bastien-Thiry a fait savoir qu'ayant une très grave angine et qu'il ne pourrait pas participer à l'opération. À mon avis, il avait déjà accompli une grande partie de son voyage vers la mort et ne veut pas ou ne peut pas la remettre en cause. Il a avancé sur cette voie cruelle - il a 35 ans", se remémore-t-il.

Il explique que ce groupe "d'amis" était "l'Algérie française, mais pas l'OAS. Il faut savoir que la plupart d'entre nous, à l'époque, sommes d'anciens officiers, des parachutistes pour la plupart."

Le 11 mars 1963, Jean Bastien-Thiry est passé par les armes par un peloton de sous-officiers français au fort d'Ivry. Il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Lu dans le Figaro

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